La Belgique «isole diplomatiquement» la RDC en suspendant son programme de coopération bilatérale (ACAJ)

La décision du gouvernent belge suspendre son programme de coopération bilatérale  «isole
diplomatiquement» la RDC, et c’est une situation préoccupante, estime l’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ). Dans une intervention faite jeudi 11 janvier à Radio Okapi, son président, Me Georges Kapiamba appelle les autorités congolaises «à se remettre sur la bonne ligne»
«Nous pensons que cette situation est vraiment préoccupante. Il était possible depuis l’année dernière d’éviter que notre pays se trouve dans une situation d’isolement diplomatique. Petit à petit, notre pays se fait isoler sur plan de la coopération gouvernement-gouvernement», analyse Me Georges Kapiamba.
Il regrette que les autorités de la RDC n’aient pas compris et ont rejeté «toutes les propositions formulées par la société civile et la communauté internationale.»
A l’issue de leur intervention à huis-clos devant la commission des Relations extérieures de la Chambre pour exposer la politique belge à l’égard de la RDC, Bruxelles a décidé de mettre fin à une série d’interventions qui devaient être mises en œuvre directement par les autorités congolaises. Un nouveau programme bilatéral de coopération avec Kinshasa ne pourra être conclu qu’après l’organisation d’élections crédibles, sur base des principes de bonne gouvernance, indique le communiqué.
«Nous pensons que ce message va faire réfléchir ceux qui tiennent le pouvoir à Kinshasa pour qu’ils se remettent sur la bonne ligne, en mettant en application rapidement le volet de décrispation, de manière à recréer la confiance dans le processus électoral et accepter aussi que la CENI intègre dans son travail le groupe d’experts de la communauté internationale», propose Kapiamba.
Pour Kinshasa, la décision des autorités belges n’est pas surprenante. Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende dit connaitre les destinataires de l’aide de Bruxelles.
Il regrette toutefois que la Belgique choisisse de financer «un groupe d’individus qui veulent déstabiliser le pays», au lieu de «financer les élections qui coutent très chers.»