Les Etats-Unis accusent la Russie d'avoir piraté les réseaux énergétiques

Une centrale électrique Con Edison à Brooklyn, le 15 mars 2018 à New York.
Pour la première fois, les États-Unis ont nommément accusé la Russie d'avoir piraté les réseaux
informatiques de plusieurs secteurs essentiels comme l'industrie, l'énergie ou l'aviation. 
En parallèle des sanctions annoncées jeudi contre Moscou, accusé d'ingérence dans la présidentielle américaine de 2016, les États-Unis ont pour la première fois publiquement blâmé la Russie pour avoir tenté d'infiltrer leur réseau énergétique.
Selon une note commune de la Sécurité intérieure (DHS) et du FBI, des hackers mandatés par le Kremlin ont tenté à plusieurs reprises depuis mars 2016 d'infiltrer "de nombreux secteurs d'infrastructures essentiels, comme l'énergie, le nucléaire, les établissements commerciaux, l'eau, l'aviation et l'industrie".
"La Sécurité intérieure et le FBI considèrent cette activité comme une campagne d'intrusion en plusieurs étapes menée par des agents du gouvernement russe qui ont visé les réseaux de petites entreprises, sur lesquels ils ont lancé des programmes malveillants, mené des tentatives de hameçonnage, et récupéré un accès à distance aux réseaux du secteur de l'énergie", poursuit la note.

"Des missions de reconnaissance"

"Après avoir obtenu cet accès, ces agents ont effectué des missions de reconnaissance sur ces réseaux, se sont déplacés et ont récupéré des informations sur la supervision informatique industrielle", peut-on lire dans le communiqué.
Le texte fait mention d'une étude publiée en octobre dernier par l'entreprise de sécurité informatique Symantec, qui prévenait d'importantes attaques informatiques contre "le secteur énergétique occidental", liées à la résurgence du groupe de hackers Dragonfly.
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En raison de ces cyber attaques et de l'ingérence russe présumée dans l'élection présidentielle américaine, les États-Unis ont délivré jeudi des sanctions contre 19 individus et cinq entités russes.

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