La pollution de l’air tue près d’un million d’Africains chaque année, selon l’OMS

 La pollution de l'air est responsable de près d'un million de décès prématurés
, chaque année, en Afrique, selon des estimations publiées le 2 mai par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Ces décès sont attribués, à la fois, à la pollution de l'air extérieur chargé en particules fines, dont les émissions proviennent largement de la combustion du charbon et du bois pour l'électricité et le chauffage, de la transformation d'énergie par l'industrie, du transport ou encore des pratiques agricoles, et à la pollution de l'air intérieur, causée par l'utilisation de combustibles et de technologies polluantes pour les fourneaux, les foyers ouverts ou les lampes.
A l’échelle mondiale, la pollution de l’air tue chaque année près de 7 millions de personnes, mais la grande majorité des victimes (90%) se trouvent dans les pays à revenus faibles ou moyens.
« Si tous les pays sont touchés, les plus pauvres et les plus marginalisés payent le prix fort », souligne le directeur général de l'agence onusienne, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Les régions d'Asie du Sud-Est et du Pacifique occidental enregistrent les niveaux les plus élevés de décès causés par l’air vicié, avec respectivement 2,4 et 2,2 millions de morts. Viennent ensuite l'Afrique, la région de Méditerranée orientale (environ 500 000), puis l'Europe (environ 500 000) et les Amériques (plus de 300 000).
Selon la base de données de l’OMS sur la qualité de l’air en milieu urbain, qui couvre 4300 villes dans 108 pays, 98% des villes de plus de 100 000 habitants dans les pays à revenus faibles ou moyens ne respectent pas les normes de l’organisation. En Afrique du Nord, les moyennes annuelles de pollution dépassent souvent de plus de 5 fois les limites fixées par l’OMS. Cela « représente un risque majeur pour la santé des populations », explique le Dr Maria Neira, directrice du Département Santé publique de l’OMS.
L’air pollué est un facteur de risque important pour les maladies non transmissibles. Les particules fines qui pénètrent profondément dans les poumons et le système cardiovasculaire, provoquent des maladies dangereuses comme les bronchites chroniques, les pneumonies, les cancers du poumon ou encore les accidents vasculaires cérébraux (AVC).
Agence Ecofin