Une vingtaine de morts dans l'attaque d'une église à Bangui

L'attaque a eu lieu vers 10h du matin alors que les membres de la fraternité Saint Joseph célébraient
leur saint Patron. Des hommes armés ont pris d'assaut les locaux de l'Eglise tuant plusieurs fidèles dont un prêtre.
Selon les informations du correspondant sur place, six morts ont été annoncés par MSF. Huit personnes décédées ont été envoyées directement à la morgue.
Des manifestants prennent d'assaut la morgue de l'hôpital communautaire de Bangui après l'attaque de l'Eglise Fatima, Centrafrique, 1er mai 2018. (VOA/Freeman Sipila)
Des manifestants prennent d'assaut la morgue de l'hôpital communautaire de Bangui après l'attaque de l'Eglise Fatima, Centrafrique, 1er mai 2018. (VOA/Freeman Sipila)
Parmi les morts figurent aussi un policier, un prêtre et un enfant. 96 personnes ont été blessées. D'autres morts signalés dans les quartiers.
En début d'après-midi, des foules en colère se sont rassemblées à différents endroits de la ville, comme devant l'hôpital communautaire situé sur l'avenue Boganda, dans le quartier Lakouanga (sud) et au PK0 (sud).
La Minusca dit avoir envoyé une patrouille à Lakouanga, où une mosquée a été incendiée par des manifestants, a indiqué M. Monteiro.
D'autres rassemblements se sont formés, devant l'hôpital communautaire situé avenue Boganda, axe principal qui mène au centre-ville, mais aussi au niveau du quartier Lakouanga (sud) et dans le quartier PK0 (sud).
L'organisation Médecins sans frontières a réagi dans un communiqué après avoir déclaré la mort de six personnes, au moins, lors des affrontements.
Le gouvernement centrafricain et la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) disent vouloir "ramener la paix" dans le PK5, quartier musulman et poumon économique de la capitale centrafricaine, alors que cet arrondissement est en proie à un regain de violences depuis plusieurs
Début avril, ces forces conjointes ont lancé une opération militaire visant à déloger les groupes armés dans cette zone, s'attaquant notamment aux milices du "général" Force.
Des responsables catholiques à la morgue devant le corps de l'abbé Albert Tongomalé Baba tué dans l'attaque de l'Eglise FAtima, à Bangui, 1er mai 2018. (VOA/Freeman Sipila)
Des responsables catholiques à la morgue devant le corps de l'abbé Albert Tongomalé Baba tué dans l'attaque de l'Eglise FAtima, à Bangui, 1er mai 2018. (VOA/Freeman Sipila)
Le 10 avril, au moins 27 personnes et un Casque bleu avaient été tués dans des combats dans le quartier PK5 entre une patrouille composée de Casques bleus rwandais et de forces armées centrafricaines (Faca) et les milices du quartier.
Bangui était depuis plusieurs mois relativement épargnée par les violences des groupes armés.

Depuis 2013, la Centrafrique est en proie à des conflits. Le renversement du président François Bozizé par l'ex-rébellion de la Séléka avait entraîné une contre-offensive des milices d'"autodéfense" antibalaka, plongeant le pays dans le chaos.
Les groupes armés et des milices s'affrontent aujourd'hui pour le contrôle des ressources et de l'influence dans ce pays de 4,5 millions d'habitants classé parmi les plus pauvres au monde.
Par VOA Afrique

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