LA FEDERATION N’EST PAS UN SYSTEME TRIBAL "La Fédération n’est pas un système tribal. Elle ne connaît pas la notion d’autochtone, ni d’allogène, et elle s’appuie sur les notions de « citoyen » et de « résident »."


LA FEDERATION N’EST PAS UN SYSTEME TRIBA
La Fédération n’est pas un système tribal. Elle ne connaît pas la notion d’autochtone, ni d’allogène, et elle s’appuie sur les notions de « citoyen » et de « résident ».
Le citoyen est celui qui a des droits préférentiels sur un Etat donné, par exemple, le droit d’accès à l’emploi public, le droit d’être maire, le droit au financement des activités, le droit à l’assistance sociale, etc.
Le citoyen peut être résident ou non. Les citoyens sont formés des populations autochtones, à quoi s’ajoutent les citoyens d’adoption qui ont décidé de s’y installer définitivement tout en coupant des relations de citoyenneté avec leur Etat initial.
La citoyenneté d’adoption est définie par une législation locale précise, avec des conditions objectives, qui font comprendre que le candidat a réellement des attaches avec l’Etat où il veut s’installer. On peut citer le mariage avec un citoyen de l’Etat, la construction d’une maison ou d’un champ, le séjour pendant une certaine durée, les services remplis à l’Etat, etc.
Tous les citoyens sont égaux dans leur Etat, qu’ils soient originaires ou d’adoption.
Tous les Camerounais ont citoyens d’un Etat et d’un seul Etat.
L’Etat Fédéral est pour tout le monde et ne connaît pas l’origine des citoyens. Il n’y a donc pas d’équilibre régional ou d’autres mesures de discrimination positive, sauf cas d’espèce.
Un homme qui réside dans un Etat dont il n’est pas citoyen est résident et ne peut naturellement prétendre aux mêmes droits que les citoyens. Ainsi, il ne peut réclamer la Sécurité Sociale de cet Etat, le financement de son activité ou l’emploi public local.
L’avantage de la Fédération sur l’Etat unitaire est de couper le lien tribal qui transforme les migrations en colonies de peuplement. Quand un individu est installé quelque part, soit il s’intègre et fait désormais partie de sa Communauté d’adoption, avec tous ses droits, soit il reste résident et n’a plus de droits que chez lui.
Il est évident que celui qui a pris une autre citoyenneté peut toujours entretenir des liens familiaux avec sa communauté d’origine, mais ces liens n’ont plus une dimension politique comme dans l’Etat unitaire, où une tribu peut disséminer ses colonies de peuplement dans d’autres régions, tout en réclament des avantages publics.
Les choses doivent être claires : vous êtes citoyen, vous avez tous les droits de l’Etat et seulement de cet Etat. Vous restez attaché à votre Etat de naissance, vous êtes résident.
De cette manière, le venin du tribalisme disparait de lui-même.
Dieudonné ESSOMBA

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