Maître Gims accusé d'avoir détourné des fonds pour assurer son train de vie

Le divorce est bien consommé entre le label Wati B et l'ex leader de Sexion d'Assaut. Ce
dernier, un des plus grands vendeurs de disques en France, est notamment accusé par son ancien producteur d'avoir détourné des fonds du label pour alimenter son train de vie.
Faux, usage de faux, abus de confiance, escroquerie au jugement... Les accusations pesant sur Maître Gims sont nombreuses. Selon le magazine people Closer, l'ancien producteur du chanteur, Dadia Diakité, aurait attaqué le chanteur vedettes en justice le 25 mai. Une information confirmée par l'avocat des plaignants au Point. Aussi connu sous le nom de Dawala, le fondateur et directeur de Wati B - le label historique du collectif Sexion d'Assaut - s'est occupé de la carrière solo de Maître Gims jusqu'en décembre 2016. Depuis, entre Diakité et Maître Gims, les rapports se sont lentement dégradés.
Le chanteur de nationalité congolaise est aujourd'hui accusé d'avoir détourné des fonds du label, en empochant des avances versées par Wati B - 800.000 euros - pour alimenter son train de vie plutôt que pour financer ses projets artistiques. Closer, citant un constat établi par un huissier, détaille quelques possessions du rappeur: une villa de luxe au Maroc valant quelques centaines de milliers d'euros, une voiture Bugatti Chiron avoisinant les deux millions, ou une montre Richard Mille d'une valeur de 140.000 euros.

Devant Johnny Hallyday

Maître Gims, fort d'avoir empoché la belle somme de trois millions d'euros en 2016, aurait aussi cherché à monter «ses propres structures en parallèle de sa carrière» et du contrat qui le reliait encore à Wati B. En révélant des textos échangés avec un manager, Le Point évoque également des soupçons d'évasion fiscale. Gandhi Djunai, de son vrai nom, aurait du moins cherché à se soustraire à ses obligations fiscales sur son lieu de résidence.
Alors que Maître Gims va devoir s'expliquer devant la justice, commence le combat juridique entre deux poids lourds de la chanson. D'un côté, l'ex-leader de Sexion d'Assaut, qui s'est imposé depuis sa carrière solo comme l'un des plus gros vendeurs de disques en France et l'un des artistes francophones les mieux payés, passant devant feu Johnny Hallyday en 2016. De l'autre, un label à succès, en partie racheté par Sony, qui produit également Black M (un ex de Sexion d'Assaut), a développé sa marque de prêt-à-porter ou sponsorise plusieurs équipes de football. L'affaire pourrait écorner l'image du chanteur populaire, qui s'est vu refuser la nationalité française, mais dont la statue de cire trône au musée Grévin. 
Source: Figaro.fr