Nucléaire iranien: face à Netanyahu, May ne lâche rien

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Benyamin Netanyahu était de passage à Londres ce mercredi 6 juin, dernière étape d’une tournée en
Europe après Berlin et Paris. Le Premier ministre israélien cherche à convaincre ces pays qui soutiennent l’accord sur le nucléaire iranien de suivre l’exemple du président américain Donald Trump en se retirant de l’accord de Vienne.
Avec notre correspondante à Londres,Muriel Delcroix
A l’origine, la tournée européenne de Benyamin Netanyahu ne devait inclure que Berlin et Paris. On pouvait alors avoir l’impression que Londres n’était pas une priorité à l’heure où le Premier ministre israélien intensifie ses efforts pour convaincre les dirigeants européens d’abandonner l’accord sur le nucléaire passé avec l’Iran.
Selon la presse britannique, Londres apparaît aux yeux d’Israël comme le maillon faible au sein de la résistance européenne face à la décision américaine d’enterrer l’accord de Vienne. L’Etat hébreu estime qu’après le Brexit, Theresa May ne peut pas se permettre de fâcher Donald Trump, car il est vital pour la Grande-Bretagne d’obtenir un accord commercial avec les Etats-Unis. Mais c’est justement cette faiblesse qui a décidé Benyamin Netanyahu à faire un crochet par Downing Street dans l’espoir de voir Londres reconnaître que l’accord nucléaire iranien est condamné et qu’un nouveau plan est nécessaire.
Theresa May a pourtant campé sur ses positions et indiqué que « le Royaume-Uni, aux côtés de la France et de l’Allemagne, continue à penser que l’accord de Vienne est le meilleur moyen d’empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire ». Londres a donc choisi de serrer les rangs et s’est d’ailleurs joint à Paris et Berlin afin de demander aux Etats-Unis des exemptions de sanctions pour leurs entreprises présentes en Iran.
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