France: le parti de Marine Le Pen veut récupérer son argent gelé par la justice

Le Rassemblement national (ex-FN) joue gros aujourd'hui : 2 millions d'euros. C'est la somme saisie
par la justice au parti de Marine Le Pen en juin dernier : il est accusé d'avoir détourné près de 7 millions d'euros en 8 ans, 7 millions d'euros pour des emplois fictifs au Parlement européen, en réalité utilisés pour rémunérer les salariés du parti. Dans le cadre de l'instruction, les magistrats ont donc ordonné en juin dernier le gel de 2 millions d'euros de dotations publiques au parti. En retour, Marine Le Pen a déposé un recours devant la Cour d'appel de Paris, réclamant le dégel de ces 2 millions d'euros. Le recours est examiné ce lundi après-midi.
L'eurodéputé du Rassemblement national Nicolas Bay considère que la justice veut « entraver l'action du parti, délibérément » et s’attend à ce qu’elle « fasse du droit et pas de la politique ». C'est la ligne de défense du parti de Marine Le Pen depuis le 28 juin dernier et la saisie des 2 millions d'euros. Ses membres dénoncent un assassinat politique, le Rassemblement national a indiqué qu'il ne pourrait plus fonctionner sans cette somme et a donc lancé un appel au don au nom du pluralisme politique. 500 000 euros ont été récoltés ainsi en un mois. Une somme importante mais insuffisante à la survie du parti selon ses dirigeants.
Sa présidente Marine Le Pen dénonce un coup d'Etat des juges et la peine de mort contre le Rassemblement national, elle estime également que le gel de ces 2 millions d'euros d'aides publiques n'a pas de fondement légal. Cette saisie pénale est en effet une première pour un parti politique.
La justice explique avoir bloqué ces fonds pour permettre le paiement de dommages et intérêts au Parlement européen en cas de condamnation du parti.
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