Espionnage dans l’espace: Moscou explique ce qui est derrière les accusations de Paris

La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova
Les allégations formulées par la ministre française des Armées, qui a accusé Moscou d’«acte
d’espionnage dans l’espace», ne sont en effet qu’une tentative de justifier l’augmentation du potentiel militaire de la France dans l’espace et son financement, estime-t-on au ministère russe des Affaires étrangères.
La France tente d’accuser sans preuve la Russie de «comportement hostile» pour justifier la nécessité de doper son propre potentiel de défense dans l’espace, a déclaré ce jeudi la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova.
«C’est avec perplexité et déception que nous avons pris connaissance de l’intervention de la ministre française des Armées, Florence Parly, faite le 7 septembre au Centre national d’études spatiales, et comportant des accusations injustifiées de la Russie de "comportement hostile" dans l’espace. Au début de l’année en cours, le ministère russe de la Défense avait livré toutes les explications nécessaires concernant les inquiétudes de Paris au sujet de la prétendue "convergence dangereuse" du satellite de télécommunications russe Luch-Olymp et du français Athena-Fidus survenue en 2017», a déclaré M.Zakharova lors d’un point presse.
Et de souligner que la Russie considérait cet incident comme clos.
«Qui plus est, Paris n’a jamais soulevé cette question lors de ses contacts avec nous, y compris lors de la visite du Président français [Emmanuel] Macron à Saint-Pétersbourg et à Moscou en juin et en juillet de l’année en cours. Il est particulièrement triste que la partie française essaie d’utiliser cette argumentation trop subtile pour fonder la nécessité d’accumuler du potentiel de défense dans l’espace et de l’octroi du financement approprié», a-t-elle souligné.

Ce genre de démarches antirusses a une influence «extrêmement contreproductive» sur le développement des relations bilatérales, a-t-elle encore affirmé. Et d’insister sur le fait que la Russie prônait l’exploration spatiale et l’utilisation de l’espace à des fins purement pacifiques.
Rappelons que la semaine dernière Mme Parly avait annoncé que le satellite russe Louch-Olymp s'était approché d'un peu trop près du satellite franco-italien Athena-Fidus en 2017, qualifiant cette manœuvre d'«acte d'espionnage».
Source: fr.sputniknews.com