"Douche froide pour Manuel Valls", candidat le moins populaire pour la mairie de Barcelone

Manuel Valls veut être maire de Barcelone. Mais la route s'annonce longue.
Selon un sondage publié ce jeudi 18 octobre par le quotidien catalan "El Periódico", Manuel Valls est
le candidat le plus mal placé dans la course à la mairie de Barcelone. Ce n'est pourtant pas faute d'être connu : 82,3% des personnes interrogées assurent l'identifier.
Pour le journal catalan El Periódico, il s’agit d’une "douche froide pour Manuel Valls". Selon un sondage publié ce jeudi 18 octobre par le quotidien, l'ancien Premier ministre français est le moins populaire des candidats à la mairie de Barcelone pour les élections municipales de mai.
Pas parce qu'il est inconnu : 82,3% des personnes interrogées assurent l'identifier. Manuel Valls obtient le bonnet d'âne lorsqu'il s'agit de le comparer aux autres candidats : noté 3 sur 10 par les habitants de Barcelone, il est loin derrière la maire sortante, Ada Colau (4,8/10) et du favori Ernest Maragall (5,5/10), candidat du parti indépendantiste ERC (gauche républicaine catalane).

Critiqué pour son opportunisme

Ernest Maragall bénéficie de l'aura de son frère, Pascal Maragall, le très apprécié maire de Barcelone ayant chapeauté les Jeux olympiques de 1992 et qui a quitté la politique pour raison de santé. Dans cette enquête, ERC remporterait largement les élections municipales avec 10 à 11 conseillers. Le parti anti-indépendantiste de centre-droit Ciudadanos, qui soutient Manuel Valls, ne se placerait qu'en troisième position avec 7 conseillers.
L'ancien député de l'Essonne a tout de même du temps pour faire campagne, les élections municipales n'ayant lieu qu'en mai 2019. Mais la route s'annonce compliquée : une pluie de critiques a accompagné sa candidature, le 25 septembre. Ses adversaires visent notamment son opportunisme et la presse espagnole peine à retenir ses coups. Le 21 septembre, le journal national El Pais le qualifiait de "jouet cassé de la politique française" dans un article d'opinion signé par le politologue Josep Ramoneda.

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