Cameroun: JE VAIS QUITTER LE MRC ... Par Claude Wilfred Ekanga

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Quand les chats se baigneront
Ces derniers jours, j’ai été approché par deux formations politiques, dont chacun des « émissaires » officieux me suggérait de réfléchir une énième fois à sa proposition, celle de délocaliser ma sympathie envers le MRC, pour leurs partis respectifs.
Il est évident qu’on ne pourra pas contenter tout le monde. Si deux courtisans convoitent une jeune fille, elle va assurément en décevoir l’un. Autant dire qu’il vaut mieux pour ces deux braves ambassadeurs, de s’attendre chacun à une réponse négative, ce avec toute ma considération et tout mon respect.
Car une chose doit être précisée absolument :
JE NE QUITTERAI JAMAIS LE MRC
A moins de créer par miracle mon propre mouvement dans un futur très lointain , mon soutien envers celui-ci demeurera total. A moins d’apprendre que Maurice Kamto a égorgé une femme dans la rue et a demandé à ses militants de faire pareil, je ne me désolidariserai jamais de ceux à qui j’ai décidé un jour en toute liberté et en toute conscience, d’apporter ma contribution intellectuelle. Avec le bel épisode que l’on connaît.
Car non seulement un homme n’a qu’une parole, mais en plus, ceux qui aujourd’hui me recommandent ( sans mauvaise intention ) de quitter le navire, devraient se rendre à l’évidence qu’il n’existe aucun parti parfait. Je suis très ému du compliment qu’on me fait en me disant que je suis « trop bien pour le MRC », mais je ne vous ai jamais dit que je cherchais un parti divin, sans peur et sans reproches. Il n’existe tout simplement pas
Et je suis loin d’être parfait non plus. De même que vous n’êtes pas en reste.
Surtout que les critiques envers le MRC sont davantage des subjectivités sous fond de règlement de compte ( Nourries il est vrai par quelques agitateurs plus ou moins anonymes qui n’ont pas fait beaucoup de bien à sa réputation, notamment sur les réseaux sociaux), mais quand on sait que le directeur de campagne Paul-Eric Kingue, le conseiller Penda Ekoka, ou encore moi-même qui en suis devenu le visage médiatique ne sommes pas de la région de l’ouest, l’argument du « parti tribal », à titre d’exemple, n’a plus le moindre sens.
De même que personne parmi vous ne peut dire qu’il a demandé à en devenir membre, et fut rejeté pour des raisons d’appartenance ethnique,
Par ailleurs, j’ai rencontré par deux fois, Cabral Libii, dans une ambiance bon enfant, et tout le monde a pu voir que les figures - les vraies figures - du MRC sont dans une logique de dialogue républicain, sans haine ni rancoeur stupide aucune.
Je ne quitterai donc pas le MRC, de peur de devenir un ivrogne politique, qui marche dans tous les sens à la recherche de son chemin, sans jamais le trouver. Ni le chèque le plus époustouflant, ni la femme la plus gracieuse ne me fera changer de bord. Tant il est vrai que j’ai connu bien pires tentations.
Et je suis encore là
Car je suis venu parce que j’ai cru en ce mouvement, parce que j’ai vu de l’avenir dans cette formation, et de la vision dans son idéologie. Mis à part mon billet d’avion qui a été garanti (Non pas par le MRC, mais par un simple sympathisant de l’ombre) , je n’ai reçu aucune fortune pour y adhérer. Ce n’est pas Maurice Kamto qui m’a choisi, mais c’est moi qui ai choisi de voter et de battre campagne pour Maurice Kamto.
J’aurais bien aimé squatter 1 milliard sur les 14 milliards dont vous lui attribuez le rapt, mais vu qu’il n’a rien volé, il n’avait malheureusement aucune fortune à distribuer. On n’est pas à DOVv
Nous n’avons donc fait que du bénévolat. Parce qu’il y’a alt un vrai programme de société sur la table. C’est ce qu’on appelle la « conviction politique »
Ceux qui offrent des billets de 10 et du pain poisson pour battre campagne sont là où vous savez. D’ailleurs ils s’agitent beaucoup quand on en parle, alors qu’on ne les a même pas cités.
POURQUOI LE MRC EST LE MEILLEUR
Aujourd’hui, les fous pensent que Maurice Kamto est devenu fou. Sauf que le vrai fou sera toujours celui qui ignore qu’il est fou. Or, au contraire, le Professeur met chaque Camerounais face à sa propre rationalité, avec une logique simple : « Comment peux-tu être conscient qu’il y’a eu des fraudes massives, que le trucage et l’intimidation étaient de taille, et accepter quand même que le tricheur soit élu? ». C’est le comble du non-sens.
Voilà pourquoi ceux qui disent aujourd’hui : « Les élections sont passées, pensons uniquement aux législatives et aux municipales » n’ont pas compris qu’ils jouent le jeu voulu par le tricheur, en l’occurrence Paul Biya. C’est le jeu de la résignation, le jeu de ceux qui savent qu’on les a bernés en violant les règles, mais qui acceptent quand même les fausses conclusions. En un mot, c’est le jeu de la folie.
Car accepter ce faux résultat, c’est accepter d’aller aux législatives avec le même code électoral, le même ELECAM, le même Conseil Constitutionnel, sur lesquels plane l’ombre lugubre du RDPC
ET C’EST HORS DE QUESTION !
Vous vous trompez lourdement : Maurice Kamto n’est pas cet aigri, ce frustré, qui pense qu’à son âge il n’aura plus l’occasion de devenir président et qui veut forcer à tout prix. C’est un homme économiquement stable qui n’a pas à se soucier de son repas de demain. Il n’a donc pas grand-chose à gagner à se compliquer la vie ainsi.
C’est simplement parce que comme nous la jeune génération, il en a marre du statu quo. Il ne veut pas que le passé continue de se répéter encore et encore, avec une masse critique pourtant grandissante, mais qui ne reflète pas les résultats finaux des scrutins, en raison d’un appareil électoral opaque et complètement verrouillé à la solde du RDPC.
Et s’il le fait, c’est pour ses enfants. Non pas ses enfants biologiques qui eux aussi ne manquent à coup sûr de rien, mais pour ses enfants que nous sommes. Pour que notre demain ne ressemble pas à son hier.
Car c’est à nous que ces « vieux », Kamto y compris, laisseront le Cameroun demain. Sauf que lui contrairement aux autres vieux, désire nous laisser un Cameroun solide, où règne l’espoir, et où le sens de l’initiative est encouragé. Les autres nous promettent de nouvelles sauces avec d’anciens ingrédients. C’est le pays du miracle.
Il est tout simplement, le meilleur candidat à la présidentielle que le Cameroun ait jamais connu. Peut-être devrons-nous encore attendre avant d’en avoir un de cette envergure.
EN DEFINITIVE :
S’il y a des choses à améliorer quelque part, on va travailler à le faire. Il ne sert à rien d’augmenter indéfiniment le nombre de partis d’opposition sous prétexte que les formations existantes ont des défauts. Il faut traiter en interne les défauts des mouvements existants. Et c’est ce que j’entends faire au sein de celui-ci.
Car un parti n’est pas une équipe de foot où l’on peut remplacer tous les joueurs, non, c’est avec les mêmes Camerounais qu’on devra fonctionner, que ce soit dans ces où dans de nouveaux partis.
Ceux qui me demandent donc de quitter le MRC sous prétexte qu’il serait entrain de sombrer, doivent plutôt très vite retirer leurs œillères pour constater que bien au contraire, c’est le seul parti encore vivant depuis le 7 octobre. Le seul à même de bousculer Paul Biya, le seul qui fait peur à l’administration et donne des nuits blanches à la police alors qu’il adopte une démarche entièrement pacifique. C’est le seul grâce à qui on parle encore de l’opposition depuis la fin de la campagne.
Sans erreur, c’est de ce fait le seul parti d’opposition au Cameroun à l’heure actuelle. Les autres semblent en état de mort clinique depuis le mois dernier.
Alors c’est plutôt moi qui recommande volontiers à mes amis d’UNIVERS et à la bête blessée (SDF) de rallier nos rangs, par pure logique. Normalement, ça ne devrait même pas se discuter.
Ne vous essoufflez pas trop vite. Car Kamto ne lâchera pas. Le contentieux post-électoral n’en est qu’à ses débuts. Notre objectif républicain sera atteint, contrairement à ce que pensent les moqueurs et les résignés.
Et le MRC ne perdra pas ses électeurs. Au contraire, l’engouement grandit au quotidien, et contamine même la diaspora de par le monde. Il deviendra un jour, le plus grand parti de la république. Il l’est déjà en terme de qualité de ses membres. Il l’a prouvé à suffisance pendant et après la campagne. On ne sait pas si le RDPC survivra à Paul Biya, mais le MRC survivra à Kamto. Vous et moi y veillerons.
Et quand viendront les législatives et municipales que vous réclamez tant, avec un autre ELECAM et un autre Conseil Constitutionnel, ce sera comme lors de la ruée vers l’or : TOUT LE MONDE sera allé s’inscrire.
Bientôt, vous allez enfin comprendre de quoi il s’agissait. C’est une promesse
Qui vivra verra