Le fondateur du géant Alibaba, membre du Parti communiste chinois

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L’homme le plus riche de Chine est membre du Parti communiste chinois, selon le Quotidien du
peuple dans un article publié lundi. Fondateur du géant chinois du commerce en ligne Alibaba, Jack Ma ferait même partie selon le journal officiel des 100 personnalités qui ont conduit à l’essor de la Chine communiste. Une confirmation, mais pas vraiment une surprise.
Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde
Jack Ma ce serait bien passé de ce genre d’éloge. Depuis des années, le président d’Alibaba refuse de répondre aux journalistes qui l’interrogent sur son appartenance au parti, gêné probablement par l’écho que cela pourrait prendre à l’étranger.
Le fait qu’un patron chinois soit membre du PCC n’est pourtant pas du tout étonnant vu de Chine. C’est même le contraire qui surprend : le plus grand parti du monde étant aussi un réseau sur lequel s’appui les élites chinoises notamment pour faire des affaires. L’homme supposé le plus riches de Chine derrière les dirigeants chinois, n’échappent pas à la règle.
L’organe officiel ne dit pas quand Jack Ma est entré au parti, mais il est salué comme un contributeur au projet de nouvelles routes de la soie lancé par le gouvernement central. Parmi les 100 membres modèles du parti donnés par le Quotidien du peuple, on trouve encore l’acteur Li Xue Jiang, la basketteur Yao Ming, la Chanteuse Li Guyi, mais aussi Ma Huadeng, le patron de la messagerie WeChat, Li Yanhong du moteur de recherche Baidu, ou encore le millionnaire Hong Kongais Huo Yingdong.
Dans les bonnes grâces des puissants
La vraie question en Chine n’est donc pas de savoir qui est dans la liste ou sur la photo officielle, mais plutôt qui n’y est pas. La liste des invités à la cérémonie du 18 décembre prochain au Grand Palais du peuple en l’honneur des « constructeurs exceptionnels du socialisme aux caractéristiques chinoises » comporte ainsi plusieurs absences notables.
Li Jia Sheng, par exemple, ne sera pas de la partie. Cet homme d’affaires hongkongais rencontré à deux reprises par le père de l’ouverture Deng Xiaoping, puis par Jiang Zemin et Hu Jintao, n’est visiblement plus dans les petits papiers des dirigeants actuels.
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