"Gilets jaunes" : Macron annonce que la hausse des taxes sur le carburant est finalement "annulée"

Edouard Philippe (à gauche) et Emmanuel Macron lors de la journée internationale pour l\'élimination de la violence à l\'égard des femmes.

Mardi, Edouard Philippe avait évoqué un moratoire de six mois sur la hausse de ces taxes au 1er janvier. Mais l'Elysée annonce une "annulation" pure et simple.

Coup de théâtre : Emmanuel Macron désavoue son Premier ministre. La hausse des taxes sur les carburants au 1er janvier est finalement purement et simplement "annulée", a précisé l'Elysée à France info, mercredi 5 décembre au soir.
Mardi, Edouard Philippe avait évoqué un moratoire de six mois sur la hausse des taxes sur la hausse de la taxe carbone, sur l'essence, le fioul et le diesel. Devant les députés mercredi, le Premier ministre avait toutefois expliqué que le gouvernement renoncerait définitivement à la hausse de ces taxes s'il ne trouvait pas les "bonnes solutions" sur le pouvoir d'achat lors de la concertation locale qui vise à répondre à la crise des "gilets jaunes".
Mais cette fois l'Elysée précise à France Info que l'augmentation n'est pas "suspendue, ni différée", mais bien "annulée" - tandis qu'à l'AFP ce jeudi matin, l'Elysée parle d'un renoncement "pour l'année 2019" aux augmentations de taxes sur les carburants.

Macron recadre ses ministres

L'Elysée a par ailleurs écarté l'idée de revenir sur la suppression de l'impôt sur la fortune, mesure phare du quinquennat Macron ciblée par les "gilets jaunes", refermant la porte qu'avaient semblé entrouvrir dans la journée certains ministres.
Au cours du Conseil des ministres ce mercredi, le président Emmanuel Macron s'est opposé à tout rétablissement de l'ISF, transformé début 2018 en impôt sur la fortune immobilière (IFI), a rapporté l'Elysée à l'AFP, confirmant une information des Echos.
"Nous ne détricoterons rien de ce qui a été fait depuis dix-huit mois", a déclaré le chef de l'Etat selon cette source.
Un recadrage après une journée de communication chaotique sur la question, où des déclarations de certains ministres avaient semé le doute sur les intentions de l'exécutif.
Par L'Obs, L. T. avec AFP