Un Camerounais adresse une Lettre ouverte à Jean De Dieu MoMo.

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Lettre ouverte à Jean De Dieu MoMo.

Il fallait que je vous écrive. Depuis votre nomination au poste de ministre délégué auprès du ministre chargé de la justice je n'ai pas eu l'occasion de vous adresser mes félicitations. Vous êtes un grand maintenant même si vous n'avez jamais cessé de baver lorsque vous voyez des friandises. J'aurais appris qu'on vous a nommé à ce poste pour ridiculiser Maurice Kamto et ses sympathisants? Et c'est venu comme à la coutumée de la gueule de vos amis les sardinads qui ont leur rectum à la place de la langue et qui sont incapables, du fait de leur écervelement, de se comprendre eux-mêmes.
En effet, reconnaître que votre nomination visait à ridiculiser le président élu Maurice Kamto c'est reconnaître que vous êtes un clochard. Le message le plus explicite de cette mise en scène est qu'on a mis au poste d'une sommité un va-nu-pieds à des fins de réduire la sommité à cette qualification qui ne sied bien qu'à votre personnalité. Donc c'est vous qu'on a tourné au ridicule, pas le président élu.
Je voudrai pour en finir une fois pour toute, rappeler ici les différents contextes qui ont servi de tremplin pour chacun de vous deux à l'accession à ce poste. On a donc d'un côté un avocat international, membre de la commission du droit international de l'ONU qui a permis au Cameroun de maintenir sa propriété sur Bakassi et qui à cette fin s'est vu proposer au poste de ministre délégué qu'il a d'abord refusé avant d'accepter afin d'apporter sa contribution à la viabilisation de la justice dans notre pays; ce qu'il a très bien fait par l'élaboration d'un certain nombre de textes et lois que Biya a refusé d'amender jusqu'à ce jour. Il s'agit d'un monsieur qui a passé 7ans à ce poste avant de démissionner pour s'engager en politique. On a de l'autre côté un pied plat titulaire d'une licence en droit que la médiocrité a poussé à l'immigration vers la Tanzanie où malheureusement il n'a eu de mérite qu'à épouser une charmante femme originaire de ce pays qu'il a ensuite quitté pour rentrer créer un parti politique au Cameroun sous la houlette duquel il appelait à l'assassinat du président qu'il voyait comme étant une crapule. Il s'agit donc d'un homme qui ayant tout échoué a décidé de se jeter dans la gueule du diable en lui vendant sa honte pour accéder au poste de ministre délégué.
Voilà de quoi il est question, d'une accession par embuscade à la mangeoire; aucun parallèle avec le premier cas.
Mais tout cela n'a rien à voir avec l'objet de cette lettre. Je vous écris parce que le 3 février sur la chaîne du contribuable camerounais vous avez osé brandir une menace de génocide sur le peuple bamileke. Votre sortie a juste suivi celle de TAFOUENDON Sismondi alias Bidjocka qui s'inscrivait dans la même logique. À côté de celles-ci il y'a ces nombreuses menaces qui nous viennent à la face comme des projectiles de par et d'autres médias. Il est clair au vu de votre coordination qu'il s'agit d'une communication ciblée et bien préparée par les caciques du régime auquel vous n'appartiendrez plus bientôt à cause de votre idiotie.
Et puisque vous êtes le bamileke de service qu'ils utilisent pour dire aux autres bamileke de s'éloigner de ''leur pouvoir'' s'ils ne veulent pas mourir, je me servirai de vous pour leur transmettre ce message du peuple bamileke :
Dites à ces gens que le peuple bamileke, contrairement à eux maîtrise ce que c'est qu'une guerre civile, un génocide. Il sait comment on empile toute une famille dans une case à laquelle on met du feu. Il sait comment on coupe des têtes que l'on accroche à des tuteurs. Dites leur que le peuple bamileke a déjà marché dans une rivière de sang, s'y est baigné et n'en a pas peur. Dites leur bien que si nous avons accepté à Biya ce que nous n'avions jamais accepté au colon c'est parce qu'au delà de ses crimes on le voyait encore comme un frère, un père en tant que Camerounais. dites-leur que nous sommes des Maquisards et qu'ils apprennent encore seulement aujourd'hui ce qui coule dans nos veines depuis des siècles. . .
Dites leur que le peuple bamileke a volé de guerre de clans en guerre de clans avant de se hisser au dessus de montage de l'ouest ''Cameroun''.
Dites-leur que ce peuple là n'a jamais cédé aux intimidations et que nous entendons mener cette guerre s'ils l'a déclenchent. D'ailleurs nous attendons toujours qu'ils le fassent. Rappelez leur bien que le peuple bamileke a déjà perdu un jour 1 millions et plus de ses fils et que cela ne l'a jamais rendu minoritaire sur le plan démographique. Dites leur que comme nos frères du Nord-ouest nous ne nous laisserons pas écraser.
Cher ministre, vous qui croyez en être épargné, dites-leur que lorsqu'ils auront engagé cette guerre ils verront de leurs yeux quel groupuscule est le plus mal vu au Cameroun et duquel le reste du peuple se désolidarisera.
Venez continuer de jouer les cons de service. Mais vous restez malgré tout notre fou et si leur but est de faire de vous bamileke ennemi du peuple bamileke pour semer la zizanie dans la famille dites leur qu'ils ont échoué. Nous continuerons de combattre sans relâche ce régime imposteur dont vous faites partie. Nous vous combattrons donc tous. Mais s'ils en viennent à déclencher leur folie de guerre tribale vous serez considéré comme de notre tribu. Je vous le dis en ces termes ''Mùkwagne ma Mùkwa''; en bon entendeur. . .
Monsieur le ministre je voudrai en fin de compte revenir ici sur une des plus grosses bêtises que vous avez dites au sujet de votre peuple. Vous avez dit que le peuple bamileke vote par tribalisme ; qu'il soutient Maurice Kamto par tribalisme. Soit, mais si tel est le cas comment expliquerez-vous que ce même peuple n'ait pas voté pour vous en 2011 ni pour les 5 autres candidats bamileke qui faisaient partie de la course? Comment expliquez-vous qu'il ait toujours voté pour le SDF et le rdpc ?
De toutes les façons je tiens à vous rassurer que votre mort ne viendra pas de nous. Nous ne lapidons pas nos fous, nous les enchaînons quand ils deviennent incontrôlables. Cela dit la seule punition que vous méritez après votre folie est encrée dans nos lois traditionnelles. Vous savez de quoi je parle.
Bonne journée monsieur le ministre.
Kand Owalski