AFFAIRE MAURICE KAMTO ET SES ALLIÉS : DUPOND-MORETTI DEPOSE 159 PLAINTES INDIVIDUELLES À L'ONU CONTRE LE CAMEROUN

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Contrairement a été rapporté par l'AFP il y a quelques heures indiquant que DUPONT Moretti a
déposé une plainte à l'ONU dans le cadre de l'affaire Maurice KAMTO et ses alliés, il s'agit plutôt de 159 plaintes et non une qui ont été déposées, équivalentes au nombre de détenus.
Le cabinet d'avocats Français constitué de Dupond-Moretti et Me Vey a annoncé hier jeudi avoir saisi l’ONU sur l’incarcération “arbitraire” du président du MRC, Maurice KAMTO, ses alliés ( Paul Éric KINGUE, Albert NZONGANG, PENDA EKOKA, VALSERO etc) et de nombreux Camerounais militants et sympathisants de ce parti soit au total 159 personnes qui réclament la libération “immédiate”en habeas corpus.
<< Le cabinet Dupond-Moretti et Vey a saisi le Groupe de travail sur la détention arbitraire des Nations unies, à Genève, de la situation des trois principaux leaders de l’opposition camerounaise et de leurs partisans détenus depuis plus de deux mois dans des conditions arbitraires >>, l'on peut lire dans le communiqué.
Ce cabinet basé à Paris martèle que Maurice KAMTO, Albert DZONGANG, Paul Eric KINGUE et 156 de leurs partisans et alliés, << ont été arrêtés de manière totalement illégale, sous des prétextes divers masquant en réalité une volonté de répression politique >>.
Dupond-Moretti et Vey qui s'étaient rendus en mi-mars dernier au Cameroun pour rencontrer Maurice KAMTO et ses alliés rappellent que ces opposants sont inculpés << d’insurrection, rébellion et hostilité contre la patrie (…) encourant à ce titre la peine de mort >>. Ils se trouvent << en détention provisoire dans le cadre d’une instruction ouverte près le tribunal militaire de Yaoundé, en violation de l’interdiction pour un tribunal militaire de juger des civils qui s’impose en droit camerounais>>.
<< Au regard de l’inefficacité de tout recours interne et de l’opposition des autorités camerounaise à toute forme de dialogue >>, les prisonniers demandent à l’ONU, par la voix de leurs conseils, << de constater les graves manquements à leurs droits les plus élémentaires et demandent leur libération immédiate >>.
Rappelons que Maurice KAMTO, ses alliés et tous les autres ont été interpellés les 26 et 28 janvier dernier dans le cadre de la "marche blanche" qui avait en toile de fond le refus d'une transition de gré à gré, l'appel à une pacification de la zone anglophone, le rejet du hold up electoral, UNe enquête sur la CAN 2019 budgétivore et budgeticide malheureusement retirée au Cameroun.
Paul CHOUTA