Corruption en Algérie : le dossier de Chakib Khelil transféré à la Cour suprême

Le dossier de l’ancien ministre de l’Énergie Chakib Khelil, cité dans différentes affaires de
corruption, dont celle de la Sonatrach, a été transféré à la Cour suprême.
Les dossiers de poursuites contre Chakib Khelil, ancien ministre algérien de l’Énergie, ont été transmis le 23 avril à la Cour suprême. Selon un communiqué diffusé par la Cour, « les dossiers portent sur des affaires liées aux infractions au change et le transfert des capitaux de et vers l’Algérie », et sur « la conclusion des contrats de la Sonatrach avec deux entreprises étrangères ».
Des mesures prises en vertu de l’article 573 du Code de procédure pénale, précise le communiqué.

Inculpé par la justice

Le 12 août 2013, Belkacem Zeghmati, procureur général près la cour d’Alger, avait annoncé que des mandats d’arrêt internationaux avaient été lancés contre Khelil et plusieurs autres personnes dans le cadre de l’affaire dite Sonatrach 2. Khelil avait alors été poursuivi pour « corruption, blanchiment d’argent, conclusion de contrats contraires à la réglementation, abus de pouvoir et constitution de bandes criminelles organisées ».
L’inculpation de Chakib Khelil par la justice algérienne a été l’aboutissement d’un travail de plusieurs années. Entre 2009 et 2013, les enquêteurs ont rassemblé un faisceau d’informations, d’indices et de preuves sur les activités de Khelil, des membres de sa famille, de ses amis et de divers intermédiaires et facilitateurs acolytes autour de contrats accordés par Sonatrach à des firmes italienne, canadienne ou moyen-orientale.

L’abandon des poursuites engagées

Dans le cadre de la coopération sécuritaire, des services de renseignements occidentaux et du Golfe avaient fourni aux Algériens des documents et des pistes. Le FBI lui-même avait été sollicité pour mener des investigations sur les avoirs de Khelil et de ses proches aux États-Unis. Le Bureau américain avait alors obtenu les autorisations pour accéder à leurs comptes afin de les analyser. Des proches de Khelil avaient également accepté de collaborer à ces enquêtes.
Par Jeune Afrique