Donald Trump menace d'envoyer les clandestins dans les «villes sanctuaires»

Le président américain Donald Trump a réitéré ce vendredi 12 avril sa proposition d’envoyer les
migrants dans les « villes sanctuaires », ces villes qui ont décidé de ne pas chasser les clandestins.
Avec notre correspondante à Washington, Anne Corpet
Sans budget pour construire son mur, sans majorité pour adopter une loi plus restrictive sur l’immigration et face à un pic inédit du nombre de clandestins aux États-Unis, Donald Trump a une solution : fermer la frontière et envoyer les clandestins dans les villes sanctuaires, toutes dirigées par des démocrates.
« On réfléchit sérieusement à envoyer les gens après les vingt jours de détention légaux vers les villes sanctuaires. Ils veulent plus de monde dans leurs villes sanctuaires, on va leur en envoyer, on peut leur en fournir en nombre illimité. Et on verra bien s’ils sont contents. Ils disent qu’ils ont les bras ouverts, voyons voir s’ils ont les bras ouverts », a ironisé le président américain lors d'une cérémonie à la Maison Blanche.
Parmi les destinations envisagées par le président, la Californie de Nancy Pelosi, cheffe de la majorité démocrate à la Chambre des représentants. « C'est juste encore une notion indigne de la présidence des États-Unis et irrespectueuse des défis auxquels nous sommes confrontés en tant que pays, en tant que peuple, pour faire face à qui nous sommes : une nation d'immigrants », a-t-elle réagi.
Plusieurs responsables du département de la Sécurité intérieure ont fait savoir qu’il n’existait pas en réalité de plan pour envoyer les migrants dans les villes sanctuaires. Mais il faudra peut-être tenter de l’élaborer. En plus de sa déclaration, Donald Trump a rédigé trois tweets sur le sujet.
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