Gabon : Dynamique unitaire défie le gouvernement


Empêchée par la police le 27 mai, l’assemblée générale de Dynamique unitaire est programmée ce
1er mai sur son site habituel d’Awendjé dans le 4e arrondissement de Libreville. «Nous disons au gouvernement que nous n’allons pas reculer», a prévenu la confédération syndicale.

Alors que son assemblée a été empêchée par les forces de l’ordre, le 27 mai à Libreville, Dynamique unitaire a donné rendez-vous aux travailleurs gabonais le 1er mai à Libreville. «Nous disons au gouvernement que nous n’allons pas reculer. Bien au contraire, c’est un encouragement à notre mobilisation», a affirmé le conseiller stratégique de la Convention nationale des syndicats du secteur éducation (Conasysed), dans une récente vidéo publiée sur Facebook.
«Nous invitons tous les Gabonais et Gabonaises venus massivement participer à cette rencontre citoyenne, de revenir au même endroit le 1er mai, au stade de basket d’Awendjé (4e arrondissement de Libreville, NDLR)», a déclaré Marcel Libama. Le 27 mai dernier, en effet, l’invitation des membres de la confédération syndicale Dynamique unitaire faite aux travailleurs gabonais pour la tenue de l’assemblée générale a reçu un écho favorable auprès des forces de police. Bien que n’étant pas conviées, celles-ci ont envahi le site du stade de basket d’Awendjé, chargées de grenades lacrymogènes.
«La police devient aujourd’hui la solution que le gouvernement a trouvée pour résoudre tous les problèmes des Gabonais. La Dynamique unitaire avait décidé d’organiser ce jour, une assemblée générale dans un endroit privé, en raison du fait que le gouvernement empêche toute action des syndicats sur la place publique. Nous avons choisi le stade de basket d’Awendjé. Malheureusement, le gouvernement est venu perpétrer une barbarie sur ces lieux. Et les résultats de cette barbarie sont que nous avons eu six arrestations et enregistré trois blessés», a regretté Marcel Libama.
Face à cette déplorable situation, le leader syndical a réitéré son appel aux travailleurs, pour l’assemblée générale du 1er mai. «Venez nombreux, car le gouvernement nous a montré que les libertés individuelles et publiques n’existent plus dans notre pays. Car on ne peut pas d’un côté inviter les partenaires sociaux au dialogue social et, de l’autre, bâillonner les syndicats. Car, le fondement du dialogue social est avant tout le respect des libertés syndicales. Nous devons toujours tenir haut le vert, jaune et bleu. Venez ! Ne vous découragez pas, ne vous démobilisez pas. Unis, nous sommes forts !», a conclu le leader syndical. Beaucoup craignent, cependant, que les mêmes causes produisent les mêmes effets.
Par gabonreview.com