Affaire Julian Assange: retour à la case prison pour Chelsea Manning

media
Chelsea Manning retourne en prison après avoir refusé une troisième fois de témoigner devant un
grand jury contre Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks. L’ancienne analyste de l’armée américaine, à l’origine d'une fuite massive de documents diplomatiques et militaires américains en 2010, a déjà passé sept ans derrière les barreaux. La justice américaine la menace en outre d’amendes quotidiennes si elle continue de ne pas collaborer.
Avec notre correspondant aux États-Unis, Éric de Salve
Chelsea Manning dort à nouveau en prison depuis jeudi soir. Un plus tôt, l’ancien soldat de l’armée américain défiait le tribunal fédéral d’Alexandria, dans l'État de Virginie, expliquant préférer mourir de faim plutôt que de renier ses principes en témoignant devant le Grand jury sur Julian Assange.
Ce jury populaire enquête sur le fondateur de WikiLeaks, après l'avoir mis en examen en 2018 pour fraude informatique. Inculpation qui permet aux États-Unis de demander à la Grande-Bretagne son extradition en vue d’un éventuel procès.
C’est le troisième refus de Manning. Pour la faire plier, le juge la renvoie en prison en ajoutant une pénalité financière inédite : si l’ancienne analyste refuse toujours de collaborer avec la justice dans les 30 jours, chaque jour de détention supplémentaire sera assorti d’une amende quotidienne de 500 dollars, puis 1 000 dollars après 60 jours.
Chelsea Manning, devenue une icône transgenre en changeant de sexe pendant sa détention, a déjà passé sept ans derrière les barreaux pour avoir aidé Julian Assange à obtenir les dizaines de milliers de documents diplomatiques et militaires à l’origine de la fuite massive orchestrée en 2010 par son site WikiLeaks.
Par