L'épouse de l'ex-patron d'Interpol détenu en Chine obtient l'asile en France

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L'épouse de l'ex-président d'Interpol, le Chinois Meng Hongwei, détenu aujourd'hui en Chine, a
obtenu l'asile politique en France début mai. C’est son avocat qui l’a annoncé. Près de huit mois après la disparition de son mari, ce statut va permettre à Grace Meng de poursuivre son combat pour tenter de localiser son mari.
« C’est une seconde vie pour moi et mes enfants », a déclaré Grace Meng à l'agence de presse AP après avoir obtenu le droit de rester en France avec ses deux jeunes garçons, des jumeaux âgés de 7 ans.
Après la disparition de son mari, en septembre, Grace Meng a vécu sous protection policière, redoutant l'enlèvement. Ses avocats ont affirmé qu'elle courrait un danger si elle retournait en Chine.
« Si la France ne m'avait pas protégée, j'aurais été tuée il y a bien longtemps », a précisé l’épouse de l’ancien patron d’Interpol, qui entend bien poursuivre ses investigations pour tenter de retrouver la trace de son époux.
Le dernier texto reçu de lui date du 25 septembre. Il était alors en Chine ; le message ne comportait qu’une émoticône représentant un couteau. Un peu plus tard, son épouse apprenait que Meng Hongwei était en détention, accusé de corruption.
La semaine dernière, les procureurs chinois l’ont inculpé, l'accusant d'avoir abusé de son poste pour « accepter des pots-de-vin en échange de faveurs ».
Grace Meng, qui souligne que Pékin n’a jusque-là fourni aucune preuve, estime que son mari est victime de persécution politique. Selon les chiffres officiels, plus d’un million et demi de responsables du parti communiste chinois ont été poursuivis dans le cadre de la campagne anti-corruption lancée en 2013 par Xi Jinping.
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