Mobilisation en Corée du Sud pour sept réfugiés nord-coréens détenus en Chine

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Plusieurs ONG de défense des droits de l’homme demandent à la Chine de ne pas renvoyer en Corée
du Nord sept réfugiés nord-coréens, détenus par la police chinoise depuis le 28 avril dans la province du Liaoning, près de la frontière nord-coréenne.
Avec notre correspondant à Séoul, Frédéric Ojardias
Parmi ces sept Nord-Coréens détenus se trouvent une fillette de neuf ans et deux adolescents. « La Chine ne doit pas [les] renvoyer en Corée du Nord, où ils risquent la torture, des violences sexuelles, des peines de travail forcé et d’autres horreurs », appelle ce mardi matin l’ONG Human Rights Watch.
L’association rappelle que Pyongyang considère que faire défection est un acte de « trahison », passible de la peine de mort. A Séoul, plusieurs organisations ont manifesté devant l’ambassade chinoise pour demander que les sept fuyards soient envoyés en Corée du Sud. L’affaire fait grand bruit, notamment parce que les parents de la fillette ont déjà trouvé refuge au Sud.
La Chine rapatrie en général au Nord tous les réfugiés nord-coréens qu’elle arrête sur son territoire. Il lui est cependant arrivé de les envoyer au Sud, notamment après des campagnes menées par des ONG, et suite à des pressions diplomatiques discrètes exercées par des pays tiers, dont la Corée du Sud.
Mais à Séoul, des militants accusent le président Moon Jae-in d’éviter la question, de peur de détériorer encore davantage un dialogue intercoréen très mal en point. Depuis 2011, la Corée du Nord a renforcé la surveillance de ses frontières, et les arrivées au Sud de réfugiés ont été divisées par deux.
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