CAMEROUN: DEUX MEMBRES DE LA DELEGATION DU PREMIER MINISTRE DION NGUTE ENLEVES A BAMENDA

L’image contient peut-être : 4 personnes, personnes debout et plein air
Deux membres de la délégation qui accompagne Dion Ngute, le premier ministre camerounais dans
la région du nord-ouest anglophone dont Bamenda est le chef-lieu, auraient été enlevés par des combattants séparatistes pour une destination inconnue.
A en croire nos contacts, ces deux personnalités qui se nomment par ailleurs Marceline Ngono épouse Mbida et Raoul Abessolo et qui faisaient bel et bien partie de la délégation officielle du premier ministre dans sa tournée qui se fait du 10 au 16 mai 2019 à Bamenda puis à Buéa, auraient été enlevées cet après-midi même dans la localité de Mankon. Ambazonia Défense Forces (ADF), une sorte des forces armées des séparatistes ont revendiqué cette opération sans dire le sort qui est réservé aux infortunés. Certains témoins contactés sur place n’ont pas confirmé ce rapt mais ils précisent avoir entendu des coups de feu. Ce qui est certain, c’est que toute la localité de Mankon et ses environs sont bouclés depuis cet après-midi par les forces de l’ordre, ce qui laisse présager l’hypothèse d’un rapt réussi.
Nos sources indiquent également que si le kidnapping a vraiment eu lieu avec succès, les ravisseurs ne sont autres que des séparatistes anglophones dont Ayaba Cho Lucas est le chef. Les ravisseurs reprochent à ces deux personnalités qui seraient enlevées, d’avoir offert une aide financière de près de seize millions (16. 000 000 F.CFA) aux réfugiés et populations sinistrées dans la zone crisogène, car selon eux, les populations de l'Ambazonie ne sont pas des mendiants pour leur venir en aide.
Nos sources indiquent pour ajouter que en dehors de coup, les séparatistes anglophones auraient pris contact avec le Chairman Ni John Fru Ndi pour le désavouer comme le principal médiateur au dialogue proposé par le premier ministre Dion Ngute à l’initiative du président Paul Biya. Ils reprochent au président du social democratic front (SDF), le principal parti d’opposition au Cameroun de ne pas les avoir consultés au préalable pour prétendre parler à leur nom autant qu’ils ont aussitôt commandé son kidnapping, ajoutent nos sources.
Il faut rappeler que cette tournée du premier ministre camerounais dans la zone crisogène des deux régions anglophones du Cameroun arrive au moment où le conseil de sécurité de l’ONU tiendra une réunion informelle le 13 mai prochain à l’initiative des USA pour décider sur une probable intervention militaire de la communauté internationale au pays de Paul Biya.
Par Lopinion plus