Accusé d’entraîner l’Afrique dans le «piège de la dette», Pékin s’en défend

Pékin soutient des projets de développement « durables » en Afrique, a affirmé ce mardi 25 juin le ministre chinois des Affaires étrangères, récusant ceux qui accusent la Chine d’entraîner les pays du continent dans le « piège de la dette ». Des propos déjà tenus par le président chinois lors du sommet Chine-Afrique de septembre dernier.

Ca va sans dire, mais ça va mieux en le répétant. Ce sont quasi les termes employés par Xi Jinping lors du 7e Forum de la coopération sino-africaine qui reviennent dans le discours du ministre chinois des affaires étrangères.
« Nous nous devons de faire progresser notre coopération et nos projets communs dans le respect des règles du marché », a fait savoir Wang Yi, lors de cette réunion régulière de suivi des actions décidées lors du forum de l’automne dernier, et en présence d’une cinquantaine de pays du continent.
« Depuis quelque temps, certaines forces extérieures », ajoute le conseiller d’État, tentent de diffamer et de saper la coopération Chine-Afrique sous des accusations de « soi-disant néo-colonialisme et de piège de la dette ». Des accusations qui selon ce dernier sont sans fondement et ne sont pas acceptées par les peuples d’Afrique.
Développement durable, critiques de ceux qui diffament la coopération sino-africaine… Ces propos interviennent au lendemain de l’avertissement lancé par le secrétaire d'Etat américain adjoint chargé de l'Afrique.
« Les pays africains qui contractent une dette qu’ils ne peuvent pas rembourser, y compris à la Chine, ne doivent pas s’attendre à être renfloués », a déclaré Tibor Nagy, alors que 40% des pays à faible revenus du continent sont surendettés ou en voie de le devenir, selon le FMI.
En septembre dernier, le président chinois s’était engagé à annuler la dette contractée lors d’emprunts chinois sans intérêt pour les pays les plus pauvres d’ici à la fin de l’année.
Par RFI