Cameroun : Paul Chouta prisonnier politique d’une dérive ethniciste anti - Bamileke

L’image contient peut-être : 1 personne 
Ce n’est pas parce que les gens ne parlent pas qu’ils n’ont rien à dire et ce n’est pas parce que les
gens ne disent rien qu’ils ne savent pas. Il faut faire attention aux eaux très calmes car leurs profondeurs sont parfois difficilement estimables. Pour dire qu’il faut se méfier de cette chasse aux Bamileke car vous n’imaginez pas le sentiment que cela provoque au sein de cette communauté.
Nous savons depuis des mois que le problème de Maurice KAMTO c’est qu’il est Bamileke. C’est un secret de polichinelle. Tout comme nous savons également que plusieurs arrestations ont été effectuées aux faciès. C’est à dire une traque des Bamileke.
Mais la crapulocratie ne s’est pas arrêté aux activités politiques. L’arrestation de Paul Chouta montre qu’il compte étendre sa logique à d’autres acteurs appartenant à cette communauté qui sont jugés nuisibles pour la stabilité de leur pouvoir.
Paul Chouta est accusé de diffamation et de propagation de fausses nouvelles. Dans quel pays on confisque le téléphone d’un individu pour diffamation? Dans quel pays on pose la question à un journaliste accusé de diffamation qui te finance? Quels sont tes liens avec le MRC? Quels sont tes liens avec Maurice KAMTO. Il est évident qu’à ce niveau le droit est utilisé pour régler des comptes politiques.
L’autre problème c’est que Paul Chouta est Bamileke, Bangangte. Dans une analyse rigoureuse on ne peut pas se soustraire du fait que ce qu’il lui également reproché c’est d’être Bamileke et soutenir KAMTO. C’est une crapulocratie qui mobilise également en complotisme comme mode de gouvernance politique.
Dès lors ils entretiennent le mythe d’un complot Bamileke. Or, en 2011, il yavait plusieurs candidats Bamileke à l’élection présidentielle parmi lesquels le loufoque de Jean Dieu Momo qui ont obtenu moins de 5% à l’élection présidentielle.
La vérité c’est que ce pouvoir est en panne, à bout de souffle et cherche un bouc émissaire pour justifier 36 ans d’échec. Il ya deux ans c’était les anglophones, aujourd’hui ce sont les Bamileke. La question suivante c’est demain ce sera qui? Les Bassa, Les ressortissants du grand Nord? Non. Au nom des intérêts de la république et de l’avenir de nos enfants nous devons résister à cette instrumentalisation de l’ethnie. Les Bamileke n’ont rien fait et se sont toujours battus à nos côtés dans l’histoire des luttes pour l’émancipation de la société camerounaise.
BORIS BERTOLT
L’image contient peut-être : 1 personne