Les victimes collatérales du 11 septembre indemnisées jusqu'en 2090

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Dix-huit ans après les attentats du 11 septembre 2001 à New York, les élus du Congrès viennent de
sauver le fonds d'indemnisation des victimes.
Un fonds créé à l'origine au bénéfice des personnes décédées ou blessées lors des attaques, mais qui avait en 2010 été étendu aux personnes tombées malades après être intervenues sur les lieux.
Les réserves de ce fonds se tarissaient alors que 19 000 demandes d'indemnisation n'avaient toujours pas été traitées. Avec ce vote du Sénat, le programme est pérennisé jusqu'en 2090 et plus de dix milliards de dollars y seront injectés la prochaine décennie. C'est l'assurance pour les malades d'être indemnisés jusqu'à la fin de leur vie.
La mémoire des héros
« Ne jamais oublier les héros » : c'est le nom de ce projet de loi porté par les élus démocrates et républicains de New York et défendu notamment par l'ancien animateur vedette du Daily Show, Jon Stewart.
Ce dernier avait fait le déplacement jusqu'à Washington et avait prononcé un vibrant plaidoyer en faveur de toutes les victimes collatérales des attentats du 11 septembre 2001.
Les pompiers, les policiers exposés aux fumées et aux poussières toxiques lors des opérations de recherche et de déblaiement, mais aussi les résidents du sud de Manhattan, tombés malades après les attaques. Des conséquences médicales qui ont mis près de 10 ans à être reconnues.
De nombreux malades collatéraux
Plus de 2 300 sont déjà décédées selon le programme de Santé du World Trade Center, et près de 12 000 souffrent d’un cancer. Les autorités estiment que le nombre de morts dues aux maladies liées au 11-Septembre dépassera bientôt le bilan humain des attaques elles-mêmes, qui avaient fait près de 3 000 morts.
La prise en charge des frais médicaux avait déjà été pérennisée jusqu'en 2090 mais pas l'indemnisation des malades et de leurs familles.
C'est désormais chose faite, grâce à ce vote du Sénat américain, précédé de celui de la Chambre des représentants.
Reste la signature du président Donald Trump, qui d'après les médias américains ne serait qu'une formalité.
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