Cour pénale internationale: la succession de Fatou Bensouda est ouverte

La procédure d’élection du futur procureur de la Cour pénale internationale a démarré début août
2019 avec la publication d’une simple annonce d’emploi au poste le plus prestigieux et le plus sensible de la justice internationale. La Gambienne Fatou Bensouda doit quitter ses fonctions le 15 juin 2021, après 9 ans de mandat, non renouvelable. Les candidats à sa succession ont quatre-vingt-dix jours pour déposer leur dossier.
Avec notre correspondante à la CPIStéphanie Maupas
Les candidatures seront passées au crible d’un Comité d’élection du procureur (CEP), formé essentiellement d’ambassadeurs et de procureurs nationaux. En juin 2020, au plus tard, ce comité devra remettre aux 122 États membres de cette Cour une liste de trois à six candidats pré-sélectionnés. L’élection en elle-même devrait avoir lieu lors de l’Assemblée des États Parties prévue fin 2020 à New York.

Le choix d’un Européen ?
Choisi dans le but d’apaiser les États-Unis, qui s’opposaient déjà fermement à la Cour, l’Argentin Ocampo s’était révélé un piètre procureur, sélectionnant ses affaires au bon vouloir des États, allant jusqu’à faire douter de l’indépendance de la Cour. Élue neuf ans plus tard pour rassurer l’Afrique, dont nombre d’États voulaient quitter la Cour, la Gambienne Fatou Bensouda n’est jusqu’ici pas parvenue, malgré quelques tentatives, à se départir clairement des erreurs et des compromissions de son prédécesseur.

De quelle partie du monde sera originaire le futur procureur ? Aucun texte ne le précise, mais après l’Amérique du Sud et l’Afrique, certains estiment que le poste pourrait cette fois revenir à un Européen.
Par RFI