Shinzo Abe conclut le Ticad en mettant en garde contre le surendettement

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Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a clôturé la septième édition de son sommet sur le
développement de l'Afrique réunissant plus de 50 pays du continent en mettant en garde l'Afrique contre des niveaux excessifs d'endettement. Une allusion aux gigantesques investissements chinois que certains accusent de fragiliser les finances des États africains.
Avec notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles
Le Premier ministre japonais Shinzo Abe  a déclaré à Yokohama qu’apporter une assistance a l’Afrique, était une bonne chose. Mais il faut tenir compte du fardeau de la dette des pays africains qui reçoivent cette aide, et faire en sorte que ce fardeau ne devienne pas excessif. Le Japon cherche ainsi à se distinguer d'une Chine conquérante en Afrique par des investissements du secteur privé de qualité plutôt que des financements publics au développement.

Mais le Japon est à la traîne en Afrique. Ses investissements sont cinq fois moins importants que ceux de la Chine. Ses exportations vers l’Afrique sont en faible hausse depuis 2001, alors que celles de la Chine ont été multipliées par 18.
Un secteur privé frileux
Le Premier ministre japonais essaie d’encourager ses entreprises à investir davantage en Afrique. Mais elles hésitent pour des raisons de sécurité. Shinzo Abe veut promouvoir des dispositifs de financement et d’assurance d’institutions japonaises soutenus par le gouvernement, pour faciliter des investissements du secteur privé de qualité.
Le Japon s’inquiète de voir les pays africains se laisser entrainer sur les routes de la soie chinoises. Des routes lancées qui partent de Pékin pour relier l’Asie, l’Europe et l’Afrique à la Chine. Laquelle est accusée par certains de favoriser les entreprises et les ouvriers chinois au détriment des économies locales ? Et de ne pas tenir compte de l’environnement et des droits de l’Homme. Pékin a réagi aussitôt aux propos tenus par le Premier ministre Shinzo Abe en les qualifiant de « spéculations déraisonnables ».
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