Brexit: l’UE dans l’expectative après la cacophonie britannique

media
La défaite cuisante de Boris Johnson au Parlement britannique ne facilite en rien l’évolution des
relations entre l’UE à 27 et le Royaume-Uni alors que le négociateur en chef de l’Union, Michel Barnier, estime que les pourparlers sur le Brexit sont dans un état de paralysie. Les Européens ont bien pris soin de ne pas réagir aux votes des Communes mercredi.
Avec notre correspondant à Bruxelles,Pierre Benazet
Les Européens se sont soigneusement abstenus de réagir aux nouveaux soubresauts de Westminster mais pour eux la nouvelle défaite de Boris Johnson à la chambre des communes ne fait qu’ajouter à ce casse-tête dont ils estiment avoir en quelque sorte perdu le contrôle.
Les 27 ont accordé en avril un nouveau report du Brexit jusqu’au 31 octobre en affirmant que ce serait le dernier. Ils ont aussi répété haut et fort que l’accord difficilement négocié avec le Royaume-Uni était le seul possible. Ces deux déclarations sont censées constituer la base bétonnée de la position des 27. En théorie, elles ne laissent donc aucune place pour l’extension votée mercredi par les Communes ni aucune perspective à Boris Johnson pour la renégociation qu’il affirme pouvoir ouvrir.
Il reste cependant que les menaces du Premier ministre britannique de soumettre les ressortissants européens à une limite de leur droit de résider au Royaume-Uni ou son rejet du filet de sécurité pour l’Irlande concrétisent le scénario du pire que craignent les 27. La résignation à voir un Brexit abrupt se produire le 31 octobre pourrait évoluer vers une volonté d’obtenir un accord a minima pour sauver les meubles.
Par