Sauvetages en Méditerranée : une réunion des ministres de l’Intérieur de l’UE pour sortir de l'impasse

Anne CHAON / AFP | Des migrants secourus par le navire Ocean Viking pendant leurs transfert vers des bateaux maltais, le 23 août 2019 (image d'illustration).
epuis plus d’un an, les Européens ont relancé les négociations enlisées depuis deux décennies pour
trouver une solution pérenne à la question migratoire. C’est surtout le règlement de Dublin qui pose problème aux pays du Sud car il oblige les migrants à demander l’asile dans le pays d’entrée. Ces nouvelles négociations étaient au point mort, mais le départ de la Ligue du gouvernement italien a changé la donne. Après la visite d’Emmanuel Macron à Giuseppe Conte la semaine dernière où il a été beaucoup question de ce dossier, les ministres de l’Intérieur de l’Union européenne se réunissent à Malte lundi 23 septembre dans l’espoir de trancher le nœud gordien et de créer un système de "redistribution" des migrants, en tout cas des demandeurs d’asile.
Avec notre bureau de Bruxelles.
Cette rencontre organisée par le gouvernement maltais a pour objectif de sortir de l’ornière les négociations sur les migrations et l’intention est de pouvoir mettre sur la table une solution à long terme lors de la prochaine réunion formelle des ministres de l’Intérieur, le 7 octobre à Luxembourg.
Les Européens sont censés avoir mis sur pied un mécanisme temporaire de relocalisation des migrants dont le principe est de leur permettre de débarquer et de les orienter ensuite vers un pays volontaire pour les accueillir. En théorie, ce mécanisme de solidarité porté sur les fonts baptismaux en juillet consiste à accepter dans son pays de manière automatique les migrants selon une clef de répartition fixée à l’avance.
Ce mécanisme était censé s’appliquer à l’ensemble des pays de l’UE, y compris les pays baltes et les centre-européens du groupe de Visegrad. Ceux-là mêmes qui s’étaient déjà opposés à la répartition automatique des migrants proposée en 2015 par la Commission européenne. La réunion de La Valette va permettre de voir si les initiateurs du mécanisme de solidarité, France et Allemagne en tête, ont fait le travail diplomatique nécessaire pour convaincre l’ensemble des 28 de les rejoindre.
C'est insuffisant, ça ne suffira pas (...) Il faut aussi plus de moyens...

Par RFI