Israël : Benyamin Netanyahou entendu par la justice pour « corruption »

L'audition du Premier ministre israélien, accusé de fraude, corruption et abus de confiance, a débuté
mercredi à Jérusalem. Ses avocats se disent « confiants » pour lui éviter l'inculpation.
Les avocats sont arrivés mercredi matin au ministère de la Justice à Jérusalem dans le cadre de cette audition qui doit en théorie s’étirer sur quatre jours et intervient alors que Benyamin Netanyahou tente de former un gouvernement d’union après les élections du 17 septembre n’ayant pas réussi à faire de vainqueur clair.

Dans les semaines suivant cette audition, le procureur général d’Israël, Avichaï Mandelblit, devra décider s’il va de l’avant avec son projet d’inculper Benyamin Netanyahou, le plus pérenne des Premiers ministres de l’histoire d’Israël. «En me basant sur les données de l’enquête, et sur les éléments dont moi et l’équipe de sa défense disposons, nous pensons qu’il y a des preuves solides qui vont faire changer le procureur d’avis», a déclaré l’avocat de Benyamin Netanyahou, Ram Caspi.

Faveurs gouvernementales

Ce dernier a dit s’attendre à ce que la décision de la justice israélienne dans ce dossier hypersensible soit prise «de façon professionnelle, en ignorant le bruit ambiant (…) et la pression médiatique», a souligné Ram Caspi, lors d’un bref point de presse devant le ministère. «Le premier ministre n’est pas au dessus des lois, mais il n’est pas non plus en dessous des lois», a-t-il conclu.
La justice soupçonne Benyamin Netanyahou d’abus de confiance, de corruption et de malversation dans trois affaires différentes. Le procureur Mandelblit doit entendre mercredi et jeudi les avocats de Nétanyahou sur «l’affaire Bezeq», la plus sensible actuellement pour le premier ministre.
Dans ce dossier, la justice soupçonne Benyamin Netanyahou d’avoir accordé des faveurs gouvernementales qui pourraient avoir rapporté des millions de dollars au patron de la société de télécoms Bezeq, en échange d’une couverture médiatique favorable d’un des médias du groupe, le site Walla.
Par Jeune Afrique avec AFP