Lancement d’une « Rébellion internationale » pour le climat dans soixante villes

Un sit-in organisé à Sydney par l’association Extinction Rebellion, pour le lancement de deux semaines d’actions de désobéissance civile, le 7 octobre. 
Des dizaines de manifestants ont été arrêtés en Nouvelle-Zélande et en Australie dès le début des
quinze jours de désobéissance civile lancés par l’ONG Extinction Rebellion à travers la planète pour dénoncer l’inaction face au changement climatique.
Coup d’envoi d’une semaine de désobéissance civile à travers la planète pour l’ONG Extinction Rebellion (XR). Objectif : dénoncer l’inaction « criminelle » des gouvernements face au changement climatique. Des dizaines de manifestants ont été arrêtés dès lundi 7 octobre en Nouvelle-Zélande et en Australie.
Dans le centre de Sydney, des centaines de personnes qui participaient à un sit-in sur une route très fréquentée ont été délogés par la police, et trente d’entre eux ont été inculpés lundi. A Brisbane, un petit groupe de militants ont bloqué un pont avant d’être arrêtés par la police. Sept ont été inculpés.
A Wellington, capitale de la Nouvelle-Zélande, des manifestants se sont enchaînés à une voiture, entraînant des perturbations dans le centre-ville. Trente personnes ont été arrêtées, mais aucune charge n’a été retenue à leur encontre.

Des milliers d’Australiens et de Néo-Zélandais sont attendus cette semaine aux nombreux événements organisés dans les deux pays, notamment la promulgation de la disparition des abeilles, un défilé nu et un cortège funèbre pour la planète.
Ces actions ont marqué le lancement, à l’appel de XR, de deux semaines de mobilisation dans 60 villes dans le monde qui devraient rassembler des milliers de personnes.

« Nous avons essayé les pétitions, le lobbying et les manifestations, et maintenant le temps presse », a déclaré la militante australienne Jane Morton. « Nous n’avons pas d’autre choix que de nous rebeller jusqu’à ce que notre gouvernement déclare une urgence climatique et écologique et prenne les mesures qui s’imposent pour nous sauver », a-t-elle ajouté. Les méthodes employées en Australie par XR ont conduit de hauts responsables politiques australiens à appeler à la réduction des prestations sociales perçues par les manifestants ainsi qu’à leur dénonciation.
« Les gens devraient prendre les noms et des photos de ces personnes et les distribuer aussi loin et aussi largement que possible afin de leur faire honte », a déclaré le ministre de l’intérieur australien, Peter Dutton, à la radio la semaine dernière.
A Londres, quelques activistes bloquaient lundi la route allant au Parlement, selon notre correspondant. Ils ont prévu deux semaines de blocages divers du centre de la capitale britannique.

A Paris, l’occupation d’un centre commercial

A Paris, des centaines de militants écologistes avaient lancé l’opération « Rébellion internationale » dès samedi et dimanche en occupant, pendant dix-sept heures, le centre commercial de la place d’Italie, dans le 13e arrondissement. Avec ses 130 boutiques et restaurants, le lieu est pour les militants un « symbole du capitalisme », incompatible avec les objectifs de lutte contre le réchauffement climatique. D’autres rassemblements sont prévus dès lundi et jusqu’au 12 octobre dans la capitale française.
Né en 2018 au Royaume-Uni, XR, met en garde contre une imminente « apocalypse » environnementale. L’organisation a appelé à des manifestations non violentes au cours des deux prochaines semaines, principalement en Europe, en Amérique du Nord et en Australie.
Des événements sont également prévus en Inde, en Argentine, Buenos Aires, et en Afrique du Sud, au Cap. Dimanche soir, une « cérémonie d’ouverture » a attiré des centaines de personnes dans le centre de Londres, où des manifestations devant des ministères sont prévues dans les prochains jours. Des sites-clés, notamment les ponts de Westminster et de Lambeth, devraient également être bloqués par les manifestants.
Le Monde avec AFP