Plus de 500 migrants interceptés par la marine libyenne en une semaine

Des migrants interceptés en mer par les garde-côtes libyens et renvoyés à Khoms. crédit : Reuters
Plus de 500 personnes ont été interceptées en une semaine par la marine libyenne au cours de
plusieurs opérations, a indiqué lundi le porte-parole des garde-côtes. Il s’agit de personnes originaires "de pays africains, asiatiques et arabes".
Le rythme des interceptions d’embarcations de migrants ne faiblit au large des côtes libyennes. Le porte-parole de la marine libyenne, le général Ayoub Kacem, a indiqué lundi 21 octobre que 535 migrants clandestins ont été interceptés en mer par les garde-côtes libyens en une semaine.
Parmi ces personnes renvoyées en Libye, se trouvaient "des dizaines de femmes et d'enfants venant de pays africains, asiatiques et arabes", a précisé le général Ayoub Kacem.
Généralement, à la suite de l’interception de leur embarcation en mer, les migrants qui tentent de rejoindre l’Europe, sont accueillis par les ONG avant d'être placés dans des centres de détention, sans liberté de mouvement.  Les migrants subissent régulièrement des traitements inhumains dans ces centres. Parfois privés de nourriture, Ils y sont frappés et régulièrement menacés. Les ONG décrivent ces centres de détention comme des zones de non-droit.

Plusieurs milliers de migrants bloqués
Depuis janvier, la marine libyenne a indiqué avoir secouru près de 7 000 migrants au large des côtes occidentales du pays, un chiffre en baisse de près de 43 % par rapport à 2018.
Le chaos qui a suivi la chute de l'ancien dictateur Mouammar Kadhafi en 2011 a fait de la Libye la voie privilégiée pour les migrants originaires d'Afrique de l'Est, du Sahel et du Moyen-Orient, cherchant à rejoindre l'Europe.
Selon l'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR), plusieurs milliers de migrants se trouvent bloqués en Libye, dans des conditions déplorables. Leur situation est devenue plus critique encore depuis le déclenchement début avril d'un conflit armé au sud de la capitale Tripoli.
Par infomigrants