A Hongkong, la chef de l’exécutif Carrie Lam conserve le « soutien indéfectible » de Pékin

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Hongkong, ville semi-autonome du sud de la Chine, est secouée depuis juin par des manifestations
pacifiques mais aussi par des affrontements violents.
La poursuite du mouvement prodémocratie et une cinglante défaite électorale n’ont pas altéré son soutien. Le président chinois Xi Jinping a assuré, lundi 16 décembre, à la chef de l’exécutif hongkongais, Carrie Lam, qu’elle bénéficiait toujours du « soutien indéfectible » du gouvernement. Lors d’une rencontre annuelle au Palais du peuple à Pékin, qui accueille les rencontres officielles, il a ainsi affirmé :
« Le gouvernement central reconnaît pleinement le courage et le sens des responsabilités dont vous avez fait preuve au cours de cette période peu commune pour Hongkong. »
Hongkong, ville semi-autonome du sud de la Chine, connaît depuis juin des manifestations pacifiques, des affrontements violents entre police et radicaux, ainsi que des actes de vandalisme.
Carrie Lam a remercié le président chinois « pour la confiance et l’appui [qu’il] offre au gouvernement de Hongkong et à moi-même dans le traitement de cette si grande crise ». Sa cote de popularité a plongé depuis six mois, et certains manifestants l’ont appelé à démissionner.

La mainmise de la Chine dénoncée par les manifestants

Plus tôt dans la journée, la dirigeante avait rencontré le premier ministre chinois Li Keqiang. Si celui-ci a salué les « efforts » de l’exécutif hongkongais pro-Pékin pour « mettre un terme aux émeutes », il l’a également appelé à « analyser au plus vite les désaccords et problèmes profondément enracinés qui entravent le développement économique et social de Hongkong ».
Ex-colonie britannique, Hongkong traverse sa crise la plus grave depuis sa rétrocession à la Chine en 1997. Les manifestations sont nées du rejet d’un projet de loi, désormais abandonné, qui visait à autoriser les extraditions vers la Chine continentale. Mais les contestataires ont élargi leurs revendications afin d’obtenir le suffrage universel et dénoncent la mainmise qu’ils jugent grandissante de la Chine continentale sur le territoire.
Dimanche 8 décembre, 800 000 manifestants selon les organisateurs (183 000 d’après la police) avaient encore défilé dans les rues de Hongkong, sans incident notable. Les violences entre manifestants et policiers connaissent une accalmie depuis la victoire écrasante des candidats prodémocratie aux élections de district du 24 novembre.
Le Monde avec AFP