En Inde, les manifestations contre la loi sur la citoyenneté ont fait cinq morts

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Ces victimes portent à vingt le nombre de morts enregistrées depuis le début des protestations il y a
dix jours contre cette loi jugée comme discriminatoire à l’égard des musulmans.
Au moins cinq personnes, dont un enfant de huit ans, ont été tuées dans le nord de l’Inde lors de manifestations contre la nouvelle loi sur la citoyenneté, selon la police locale samedi 21 décembre. Quatre manifestants ont succombé après avoir été blessés par balles la veille lors d’affrontements avec les forces de l’ordre, a déclaré le porte-parole de la police de l’Etat d’Uttar Pradesh.
Un enfant de huit ans a, par ailleurs, été tué lors d’une bousculade lors d’une manifestation dans la ville sacrée de Varanasi, dans le même Etat, a fait savoir le chef de la police du district. Ces victimes portent à vingt le nombre de morts enregistrées depuis le début des protestations il y a dix jours contre cette loi jugée comme discriminatoire à l’égard des musulmans.

« Répression brutale »

Adoptée le 11 décembre par le Parlement indien, la loi facilite l’obtention de la citoyenneté indienne par les réfugiés d’Afghanistan, du Bangladesh et du Pakistan, à l’exception des musulmans.
L’Uttar Pradesh est avec quelque 200 millions d’habitants – dont 20 % de musulmans – le plus peuplé des Etats de l’Inde. Onze des vingt victimes enregistrées depuis le début de la protestation ont été tuées en Uttar Pradesh, dont dix ont été tuées par balles, à Kanpur, Meerut, Muzzafarnagar, Bijnor et Firozabad, selon le porte-parole de la police.
L’opposition politique a dénoncé une « répression brutale » des manifestants par le pouvoir nationaliste hindou qui a multiplié les mesures de couvre-feu, de fermeture de commerces et d’ateliers et de blocage d’accès à Internet pour tenter d’étouffer la contestation.
Par  Le Monde avec AFP