RDC: l'opposant Moïse Katumbi créé son propre parti politique


Moïse Katumbi franchit une nouvelle étape dans sa vie politique. Il vient de créer son propre parti politique dénommé « Ensemble pour la République ». Ce parti entend militer pour l’instauration d’une véritable démocratie en RDC avec comme valeurs la liberté et la solidarité.

Pendant deux jours, l’ancien gouverneur du Katanga a réuni à Lubumbashi ses fidèles lieutenants, membres de regroupement politique G7. Le nouveau parti politique de Moïse Katumbi est né. Est-ce la fin de la coalition politique « Ensemble pour le changement » qu’il dirigeait depuis la campagne électorale de 2018 ?
« "Ensemble pour le changement" va exister, a précisé Moïse Katumbi. C’était une plateforme électorale que nous avions créée en Afrique du Sud et vous connaissez la suite. C’est pourquoi, nous avons réfléchi avec mes frères et amis : qu’est-ce que nous devrions faire pour aller de l’avant ? »
Sans surprise, six leaders des partis politiques du regroupement G7 ont  décidé d’adhérer au nouveau parti de Moise Katumbi. Quant au sort de leurs propres partis politiques, Christophe Lutundula, président du PDC parle d’une alliance.
« Mon parti est allié au nouveau parti politique dans le cadre de la plateforme "Ensemble pour le Changement". Pour le reste, ils vont fonctionner conformément à la Constitution et aux lois de la République, ils ne vont pas disparaitre », explique-t-il.
Fusion
Pour sa part, Christian Mwando, jusque-là président de l’UNADEF, un des vieux partis politiques en RDC, affirme qu’il s’agit d’une fusion. « L’UNADEF, c’est fini, l’UNADEF, dans les actes constitutifs d’Ensemble pour la République, sera considéré comme ayant fusionné avec les autres partis politique. Donc il reste dans la mémoire collective mais c’est "Ensemble pour la République" qui prend le devant aujourd’hui. »
Christian Mwando soutient qu’aucun des députés de son parti ne devrait perdre son mandat. Selon la Constitution, indique-t-il, un député n’est destitué que s’il décide volontairement de quitter son parti politique et non pas si son parti est dissous.
Par RFI