Crise en Guinée: l'appel des religieux au FNDC

Manifestation à Conakry, le 14 octobre 2019, à l’appel du FNDC, rapidement dispersée par les forces de l’ordre.
Les autorités religieuses guinéennes poursuivent leur plaidoyer pour tenter d'apaiser la situation dans
le pays, où les violences se multiplient, sur fond de bras de fer entre pouvoir et opposition autour du projet de révision de la Constitution.
Le week-end dernier, déjà ils avaient demandé au gouvernement de reporter les élections législatives, prévues le 16 février. Et, ce mercredi, ils ont rencontré les représentants du FNDC (le Front national pour la défense de la Constitution) fer-de-lance de la contestation, pour leur demander d'observer une trêve des manifestations et de privilégier la voie du dialogue.
« Nous sommes ouverts »
Le FNDC a prévu de se réunir ce jeudi pour décider de la réponse à apporter à cet appel, explique Abdouramane Sanoh, son coordinateur national : « Nous leur avons répondu que nous sommes tout à fait ouverts et d’accord de pouvoir prendre en compte leur appel, mais nous avons demandé au président Alpha Condé de renoncer à son projet de troisième mandat, parce que c’est un projet dangereux. Nous devons nous consulter pour leur donner une position, c’est à partir de ce moment-là qu’on saura effectivement si on fait une trêve d’une semaine maximum. »
28 tués au moins
L'opposition guinéenne manifeste depuis plus de trois mois, maintenant, contre un éventuel troisième mandat du président Alpha Condé. Au moins 28 manifestants ont été tués depuis le début de cette vague de protestation.
Par RFI