Procès d'Harvey Weinstein : l'ancien producteur arrive en déambulateur, plusieurs de ses victimes déclarées témoignent devant le tribunal

 
Les actrices Rosanna Arquette et Rose McGowan font partie des femmes qui ont pris la parole
en marge de l'ouverture du procès, qui porte sur des accusations de viols et d'agressions sexuelles sur deux autres femmes.

Le procès pour viols et agressions sexuelles d'Harvey Weinstein, ancien producteur star du cinéma américain, s'est ouvert à New York, lundi 6 janvier, et devrait durer six semaines. L'accusé a fait une arrivée remarquée, s'aidant d'un déambulateur, une scène filmée par le correspondant de Radio France aux Etats-Unis. A quelques mètres de là, devant le tribunal, une quinzaine de femmes qui affirment avoir été agressées sexuellement ou violées par ce dernier se sont rassemblées pour une conférence de presse.

"Il a pris de bonnes leçons de comédie" estime Rose McGowan

Harvey Weinstein, 67 ans, était déjà apparu avec un déambulateur à une audience judiciaire en décembre dernier. Ses avocats avaient alors expliqué qu'il souffrait du dos, conséquence d'un accident de voiture en août 2019, et qu'il allait être opéré dans les jours qui suivaient, avant son procès. "M. Weinstein ne voulait pas que la presse pense qu'il cherchait la compassion" en mettant en avant son état de santé, et ce sont ses conseillers qui ont insisté pour qu'il utilise ce déambulateur, assurait alors une de ses avocates, citée par CNN.
Le procès qui s'ouvre lundi porte sur les plaintes pour viols et aggressions sexuelles de deux femmes, pour des faits s'étant déroulés entre 2007 et 2013. Mais plus de 80 femmes, au total, accusé publiquement le fondateur du studio Miramax.
Plusieurs d'entre-elles se sont réunies devant le tribunal lundi pour une conférence de presse. L'actrice Rose McGowan a ironisé sur l'apparence d'Harvey Weinstein, dont elle "pense qu'il a pris de bonnes leçons de comédie". "C'est l'heure de la fin du harcèlement sexuel sur tous les lieux de travail", a lancé sa consœur Rosanna Arquette. "Et c'est l'heure de la fin de la culture du silence omniprésente qui a rendu possibles les abus de Weinstein."

Par Franceinfo