Donald Trump reçoit à nouveau le président kényan Uhuru Kenyatta

Fait rare, le président américain Donald Trump recevait pour la seconde fois son homologue kényan
Uhuru Kenyatta à la Maison Blanche, le 6 février. Les deux dirigeants ont annoncé officiellement le lancement de négociations en vue d’un accord commercial destiné à accroître leurs échanges. Donald Trump n’a jamais fait de l’Afrique une priorité mais le président américain voit Nairobi, locomotive économique de l’Afrique de l’Est, comme une terre d’opportunité.
Avec notre correspondant à Nairobi,Sébastien Nemeth
Donald Trump cherche à rattraper la Chine qui, depuis dix ans, est devenue le premier partenaire commercial du continent africain. Le Kenya, lui, a besoin d’exporter pour créer des emplois et combattre le chômage.
Or, la période est favorable. Les touristes américains viennent en masse au Kenya. Plusieurs firmes venues d’outre-Atlantique y investissement de plus en plus, alors que le Kenya a augmenté ses exportations vers les États-Unis.
Les échanges annuels entre les deux pays s’élèvent à 1 milliard de dollars. Sachant que 70% des exportations kényanes passent par l’African Growth and Opportunity Act (AGOA), l’accord commercial qui donne des tarifs préférentiels aux produits africains. Or, l’AGOA prendra fin dans cinq ans. Les deux pays cherchent donc un nouveau modèle bilatéral, qui pourrait servir d’exemple au reste de l’Afrique. 

Rassurer la Chine
Uhuru Kenyatta a toutefois voulu rassurer son principal partenaire, la Chine. « Nous ne voulons pas servir de terrain de guerre par procuration. Nous ne voulons pas être forcés à choisir. Nous voulons travailler avec tout le monde », a déclaré le président kényan.
Ce dernier doit aussi calmer ses voisins après la signature, en 2018, d’un accord de libre-échange avec 27 pays africains. « Je veux évacuer certains doutes. Nous respecterons nos engagements, mais laissez-nous imprimer le rythme du continent », a indiqué Uhuru Kenyatta.
En tout cas si, à terme, Américains et Kényans signent un accord de libre-échange, ce sera le premier de ce type signé par Washington en Afrique subsaharienne.
Par RFI