Coronavirus: ruée sur les tests de dépistage à Marseille

De plus en plus de personnes se ruent pour se faire dépister gratuitement dans l'unité d'infectiologie
dirigée par Didier Raoult à Marseille. Le microbiologiste est sous les feux des projecteurs à l’international, depuis son exploration de données chinoises sur l’utilité d’un antipaludéen contre le Covid-19.
De notre correspondant à Marseille,
À Marseille, une longue file d’attente s'etend dans la rue, où des patients se présentent spontanément à l’Institut Méditerranée Infection, quitte à patienter longtemps. « Nous, ça fait trois heures que l’on attend et il y a cinq heures d’attente à peu près », précise un patient.
Des microbiologistes de ce pôle, comme le professeur Fournier, nous ont confirmé dernièrement cette tendance qui a accéléré au début de la crise en Italie. Pour eux, faire face n’est pas un problème car le procédé de dépistage est classique.
« On prélève le patient avec un écouvillon nasal, un écouvillon pharyngé, on prélève éventuellement un crachat et on va détecter cet ARN viral par détection moléculaire classique qui se fait sur des appareils dont de nombreux laboratoires sont équipés », explique-t-il.
Des patients de plus en plus nombreux
Sauf que les patients se présentent aujourd’hui en plus grand nombre et le délai pour les résultats s’allonge. Ils sont maintenant envoyés au domicile sous 72 heures contre une réponse initialement donnée en deux heures.
Dans un communiqué, l’Institut déclare honorer son serment d’Hippocrate en dépistant tous ceux qui se présentent sur place. Un message qui n’est pas en accord avec celui de l’Agence régionale de santé, qui insiste à l’inverse sur la nécessité de rester chez soi et de ne pas se rendre à l’hôpital en cas de symptômes, mais plutôt d’appeler son médecin traitant.
Par RFI