(Rome) Le nombre de personnes tuées par le coronavirus est reparti mardi à la hausse en Italie après
deux jours de baisse, avec 743 morts, mais la contagion semble confirmer son ralentissement, selon le bilan de la protection civile. 

Avec plus de 6800 morts, la péninsule est le pays le plus cruellement frappé par la pandémie.  
Ce bilan fait état d’une hausse de 8 % des cas positifs (près de 70 000 au total), comme lundi, soit les plus faibles taux depuis l’arrivée de la pandémie en Italie.
« Les mesures prises il y a deux semaines commencent à avoir un effet », s’est félicité Angelo Borrelli, le chef de la protection civile italienne, dans un entretien à La Repubblica.
La Lombardie, dans le nord du pays, reste la région la plus touchée avec 4178 décès sur un total de 6820 enregistrés dans le pays, suivie par l’Émilie-Romagne avec 985 décès. La Lombardie est également la région avec le plus grand nombre de cas, 30 703 enregistrés sur 69 176 pour l’ensemble du pays, selon les chiffres de la protection civile.
Désormais, toutes les régions italiennes sont endeuillées puisque la petite Basilicate, qui compte un peu plus de 500 000 habitants, a enregistré son premier décès lundi.
S’ils ont exprimé une timide espérance quant à une maîtrise de la pandémie, les médecins et les scientifiques italiens ont appelé leurs compatriotes à ne pas relâcher leurs efforts. Quelque 60 millions d’Italiens entament leur troisième semaine de confinement.  
Le premier ministre Giuseppe Conte a annoncé lors d’une conférence de presse par Facebook que les amendes pour quiconque ne respecterait pas ce confinement et se déplacerait sans justification seraient désormais de 400 à 3000 euros, contre un peu plus de 200 jusqu’à présent.
« Il est difficile de savoir combien de personnes ont été infectées », a reconnu le premier ministre. « Nous avons augmenté le nombre de lits en soins intensifs dans le pays, le portant de 5343 à 8370 », a poursuivi Giuseppe Conte. « Nous vivons une situation dramatique, mais nous répondons de manière efficace », a-t-il dit.  
Près de 300 000 tests ont été réalisés en Italie. L’autorité de la concurrence a mis en garde mardi contre les tests non fiables proposés sur l’internet.  
Les mesures de confinement prises par le gouvernement italien sont en vigueur depuis deux semaines. Certaines expirent théoriquement mercredi. Mais Giuseppe Conte, qui doit s’adresser au Parlement mercredi, a prévenu le week-end dernier qu’il y aurait une prolongation.  
Les Italiens entament leur troisième semaine de restrictions drastiques de leurs libertés, et la vie économique tourne au ralenti.  
Depuis mardi, l’Osservatore Romano, le journal officiel du Vatican, a cessé provisoirement d’être imprimé, une première depuis son 1er numéro, le 1er juillet 1861. Même pendant la guerre, il avait continué à paraître.  
Il sera désormais disponible en ligne et seuls 10 exemplaires seront imprimés chaque jour pour les plus hauts responsables du Vatican, dont le pape François et le numéro 2, le cardinal-secrétaire d’État Pietro Parolin.