Face à l'évolution du coronavirus, la BCE débloque 750 milliards d'euros

La somme ira aux rachats de dettes publique et privée pour tenter de contenir les répercussions sur l’économie de la pandémie de coronavirus.

CORONAVIRUS - La Banque centrale européenne a annoncé ce mercredi 18 mars au soir le déblocage d’une enveloppe de 750 milliards d’euros destinés à des rachats de dette publique et privée pour tenter de contenir les répercussions sur l’économie de la pandémie de coronavirus.
Ces rachats, venant au-delà de l’enveloppe supplémentaire de 120 milliards d’euros pour 2020 décidée six jours auparavant à cause du virus, se feront d’ici à la fin de l’année, a précisé l’institution dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion téléphonique du conseil des gouverneurs.
Les gardiens de l’euro mettront fin audit programme lorsqu’il sera jugé que “la phase de crise du coronavirus Covid-19 est terminée, mais en tout cas pas avant la fin de l’année”, précise le communiqué.

Supérieur au plan de la Fed

En rachetant ainsi massivement de la dette des États et d’entreprises de la zone euro sur les marchés, la BCE espère soulager les banques et les inciter à maintenir voire relancer leurs prêts aux ménages et entreprises, et ainsi à soutenir la production et l’emploi.
Ce soutien doit contribuer à fluidifier les flux financiers dans un système économique grippé, où de nombreuses sociétés sont obligées de suspendre leur activité et certaines vont se retrouver bientôt menacées de faillite.
À titre de comparaison, de mars 2015 à décembre 2018, la BCE avait acheté des titres tous les mois sur les marchés financiers pour un total de 2600 milliards d’euros pour soutenir la zone euro.
Son plan dévoilé mercredi est supérieur encore à celui de la banque centrale américaine (Fed), qui a annoncé lundi l’achat de 500 milliards de dollars de bons du Trésor et de 200 milliards de dollars de titres hypothécaires, pour “soutenir le bon fonctionnement” de ces marchés “qui sont au coeur des flux de crédit aux ménages et aux entreprises”.
Par huffingtonpost.fr