L'armée américaine a entamé son retrait d'Afghanistan

Dans cette photo d'archive prise le 18 avril 2013, un soldat de l'armée américaine passe devant le drapeau américain en berne à la base avancée Honaker Miracle dans le district de Watahpur dans la province de Kunar.
Les États-Unis ont annoncé lundi avoir entamé le retrait partiel des troupes américaines prévu par
l'accord signé avec les Taliban le 29 février à Doha, pour porter leurs effectifs de quelque 13 000 à 8 600 militaires dans les 135 jours.
L'armée américaine a annoncé lundi 9 mars avoir entamé son retrait d'Afghanistan, prévu dans l'accord signé avec les Taliban, pour porter ses effectifs à 8 600 militaires dans les 135 jours.
Les forces américaines en Afghanistan "maintiennent tous les moyens militaires nécessaires" pour les opérations contre les jihadistes d'Al-Qaïda et du groupe État islamique et pour soutenir les forces afghanes, a précisé dans un communiqué leur porte-parole, le colonel Sonny Leggett.
Cette annonce intervient quelques heures après que le chef de l'État Ashraf Ghani et son principal adversaire Abdullah Abdullah se sont tous les deux déclarés présidents d'Afghanistan, plongeant le pays dans une crise institutionnelle alors que d'importantes négociations avec les Taliban doivent bientôt démarrer.
Des explosions ont retenti pendant les cérémonies, soulignant le niveau d'insécurité qui règne sur le territoire, alors que l’organisation État islamique (OEI) a revendiqué l'attentat, affirmant avoir tiré dix roquettes.
La semaine dernière, les combats avaient repris de plus belle dans les campagnes depuis que les insurgés ont mis fin, le 2 mars, à une trêve partielle de neuf jours et repris leur offensive contre les forces de sécurité afghanes, tuant des dizaines de personnes en une semaine.
La trêve partielle, pendant lesquels le nombre des attaques s'était effondré, avait été imposée par Washington aux insurgés en tant que préalable à l'accord signé à Doha le 29 février.
La capitale Kaboul n'a pas non plus été épargnée par l'augmentation des violences, avec une attaque revendiquée par l’organisation État islamique qui a fait 32 morts et des dizaines de blessés le 6 mars.
France 24 Avec AFP