L'Italie va placer en quarantaine Milan et Venise

Pays le plus durement touché d’Europe, l’Italie a enregistré 36 nouveaux décès liés au coronavirus en 24 heures, ce qui porte le nombre de morts à 233, tandis que le nombre de cas confirmés est monté à 5 883.

L’Italie va placer en quarantaine « dans les prochaines heures » toute la Lombardie, dont la capitale économique du pays Milan, ainsi que la région de Venise, le nord de l’Emilie-Romagne et l’est du Piémont, ont annoncé samedi soir plusieurs médias italiens.

Les déplacements pour entrer et sortir de ces zones seront strictement limités durant la quarantaine, qui restera en vigueur jusqu’au 3 avril, selon le projet de décret du gouvernement cité par les médias, au nombre desquels l’agence Ansa ainsi que les quotidiens « Il Corriere della Sera » et « La Repubblica ».
L’Italie a enregistré 36 nouveaux décès liés au coronavirus en 24 heures, ce qui porte le nombre de morts à 233, tandis que le nombre de cas est monté à 5 883 (+ 1 247), selon le bilan officiel publié samedi.

« Situation tendue »

Pays le plus durement touché d’Europe, l’Italie a procédé depuis le début de l’épidémie à 42 062 tests. L’essentiel des cas positifs sont concentrés dans le nord: en Lombardie (région de Milan, 3 420 cas), en Emilie-Romagne (région de Bologne, 1 010) et en Vénétie (région de Venise, 543).

« Nous rencontrons des difficultés concernant les lits disponibles dans les hôpitaux de Lombardie », a déclaré le chef de la Protection civile Angelo Borrelli lors de sa conférence de presse quotidienne accompagnant la présentation du bilan.
« La Lombardie fait face à une situation tendue dans ses hôpitaux, nous nous attendons à ce qu’on nous demande le transfert de patients dans les services de soins intensifs d’autres régions. Nous avons des lits disponibles dans d’autres régions pour venir en aide à la Lombardie », a-t-il assuré.
Sur les 5 883, 589 sont guéris et 5 061 sont actuellement positifs : 2 651 sont hospitalisés, 567 en soins intensifs et 1 843 en isolement à domicile.

Les 21 régions italiennes sont toutes concernées, mais l’essentiel des cas sont concentrés dans le nord.
Le gouvernement italien a adopté toute une série de mesures draconiennes pour enrayer l’épidémie, notamment la fermeture des écoles et universités jusqu’à mi-mars, en vue d’éviter une surchauffe dans les hôpitaux de la péninsule.
Le patient 1 de l’épidémie italienne a été identifié le 20 février à Codogno, à 60 km au sud de Milan. Cet homme de 38 ans, toujours hospitalisé en réanimation et dans un état grave, a involontairement contaminé son épouse enceinte désormais guérie, mais aussi des médecins et des patients qui ont à leur tour infecté leur entourage. Les médecins considèrent que tous les malades italiens sont reliés au patient 1.