Pèlerinages à La Mecque suspendus: les pèlerins nigériens seront indemnisés

L'épidémie de coronavirus perturbe la célébration des rites musulmans. Les autorités saoudiennes
suspendent temporairement le Hadj et la Omra, ou petit pèlerinage, en raison de la pandémie de coronavirus. Tous les candidats au Hadj et l'Omra 2020 ayant versé de l'argent seront indemnisés par l'Arabie saoudite. Un mécanisme de remboursement est déjà établi en rapport avec les agences locales qui organisent le pèlerinage. Plus de 15.000 pèlerins nigériens seront concernés.
avec notre correspondant à Niamey, Moussa Kaka
Les premières victimes du virus au Niger sont des fidèles musulmans qui désirent se rendre à la Mecque pour le pèlerinage. Le petit pèlerinage ou la Omra et le Hadj 2020.
Une note du ministre nigérien des Affaires étrangères, saisi par Riyad, informe son homologue de l’Intérieur et des Affaires religieuses que les autorités saoudiennes ont suspendu temporairement les deux rites musulmans sur les lieux saints de l’Islam, en raison de la pandémie.
Un mécanisme de remboursement déjà opérationnel
Les suspensions concernent environ 4 000 pèlerins pour la Omra et environ 14 000 autres pour le grand Hadj. Dans la même note, les autorités saoudiennes précisent que tous les pèlerins qui ont déjà versé leur argent seront remboursés.
Un mécanisme de remboursement électronique est déjà opérationnel par l’intermédiaire des agences locales de voyage. Il s’agit spécifiquement des prêts de visas et autres prestations de service pour le Hadj.
Une fois le remboursement effectué, des notifications seront faites aux intéressés. Un second mécanisme de remboursement des frais de package, c’est-à-dire l'hébergement et le transport à la Mecque, est également prévu.
Cette décision de l’Arabie saoudite a surpris toutes les agences de voyage qui organisent le Hadj. La décision des autorités saoudiennes est juste, selon le directeur de l’Agence nationale de l’organisation du Hadj, le Coho (Commissariat pour l'organisation du Hadj et de la Oumra, NDLR). En protégeant les pèlerins, a-t-il ajouté, il faut également protéger l’argent des pèlerins.
Par RFI