Coronavirus : en Italie, les écoles ne rouvriront pas avant septembre, annonce Giuseppe Conte

Le président du Conseil a également confirmé que le gouvernement travaillait sur un plan de
déconfinement des Italiens et de réouverture des activités industrielles à court terme, à partir du 4 mai.
Le chef du gouvernement italien, Giuseppe Conte, a promis la réouverture des écoles pour septembre, dans une interview publiée dimanche 26 avril par le quotidien La Repubblica (en italien). "L'école est au centre de nos pensées, (...) mais tous les scénarios préparés par un comité d'experts prévoyaient des risques élevés de contagion en cas de réouverture [avant septembre]", a-t-il déclaré. "C'est la santé de nos enfants qui est en jeu", a poursuivi Giuseppe Conte, alors que les établissements scolaires sont fermés depuis début mars en raison de l'épidémie de Covid-19, qui a fait plus de 26 000 morts dans le pays.

Le Premier ministre italien a également confirmé que le gouvernement travaillait sur un plan de déconfinement des Italiens et de réouverture des activités industrielles à court terme, à partir du 4 mai. "Nous travaillons (...) pour permettre la réouverture d'une bonne partie des entreprises, du secteur manufacturier à la construction", a-t-il détaillé. Ce plan sera annoncé "au plus tard au début de la semaine prochaine", mais les entreprises devront assurer "un respect rigoureux des protocoles de sécurité", comme la distanciation sociale et le port du masque, a-t-il souligné.

Les restrictions de déplacement bientôt assouplies

Giuseppe Conte a assuré que son gouvernement souhaitait donner "un horizon temporaire clair à tous les opérateurs économiques", y compris les bars, restaurants et autres activités touristiques qui ouvriront en dernier, afin de leur permettre d'"adopter toutes les précautions utiles permettant un nouveau départ, dans des conditions de sécurité maximale".
Concernant la liberté de déplacement, aujourd'hui limitée à l'intérieur de la commune d'appartenance et liée aux seules exigences de travail et de santé qu'un citoyen doit confirmer par une déclaration sur l'honneur, il a évoqué "des mesures moins rigoureuses", sans autre détail. "Nous ne sommes pas encore en mesure de restaurer la pleine liberté de mouvement, mais nous ferons en sorte de permettre davantage de déplacements, tout en maintenant les garanties de prévention et d'endiguement de la contagion", a promis le chef du gouvernement italien.