Coronavirus : La ville chinoise de Harbin en alerte, crainte d'une deuxième vague en Chine

Les autorités de la métropole chinoise de Harbin, proche de la Russie, ont renforcé mercredi les
mesures de restriction contre le nouveau coronavirus après l'apparition de nouveaux foyers de contamination.
La Chine a enrayé la propagation du nouveau coronavirus. Mais deux semaines après le déconfinement de la ville de Wuhan (centre), berceau du Covid-19, elle craint une deuxième vague épidémique provoquée par les personnes en provenance de l'étranger.

Or la province du Heilongjiang (nord-est) dont Harbin est la capitale a enregistré récemment une hausse des cas dits «importés» - principalement le fait de Chinois de retour au pays depuis la Russie voisine.
Les nouvelles contaminations «locales» sont également en progression, ce qui a entraîné le limogeage ou la sanction de plusieurs responsables accusés de laxisme.
A Harbin, où de nouveaux foyers ont été découverts dans deux hôpitaux, les personnes et les véhicules originaires de l'extérieur de la ville sont désormais interdits d'entrée dans les quartiers résidentiels.
Mesure complémentaire: quiconque arrivant de l'étranger ou de zones gravement touchées par le Covid-19 en Chine devra obligatoirement être placé en quarantaine, ont annoncé les autorités.
Les personnes qui entrent dans un quartier résidentiel de cette ville de 10 millions d'habitants devront par ailleurs subir un contrôle de température et porter un masque.
Les autorités ont annoncé la semaine dernière que 35 personnes ayant visité ou travaillé dans deux hôpitaux de Harbin avaient été infectées par un patient de 87 ans, hospitalisé pour un accident vasculaire cérébral puis testé positif au Covid-19.
Depuis le début de l'épidémie, le Heilongjiang a officiellement recensé 921 cas confirmés de contamination au nouveau coronavirus (dont 384 «importés»), selon les autorités sanitaires.
Le maire adjoint de Harbin et le chef de l'agence municipale de santé ont été «sanctionnés» pour leur gestion «laxiste» de l'épidémie, a indiqué la semaine dernière l'organe provincial chargé de superviser les responsables politiques.
L'afflux de cas en provenance de Russie a également entraîné il y a quelques jours le confinement côté chinois de la petite ville frontalière de Suifenhe, proche de Vladivostok, qui a fermé sa frontière terrestre.
Le Heilongjiang a promis des récompenses financières à quiconque aiderait à la capture de personnes arrivant illégalement de l'étranger.
Par AFPavec CNEWS