Coronavirus : l'Asie craint une deuxième vague après la levée du confinement

Ils semblaient avoir l'épidémie sous contrôle. La Chine, Hong-Kong et Singapour ont récemment
annoncé un durcissement des mesures contre le coronavirus, inquiets après une nouvelle augmentation de cas de Covid-19 sur leur territoire.
Si la Chine, foyer de la pandémie, semble avoir jugulé la crise, du moins officiellement, le ministère de la Santé a annoncé, mercredi 1er mars, 36 nouveaux cas «importés», soit liés au retour de personnes infectées dans le pays.

Pour prévenir de nouveaux cas, le pays a notamment fermé ses frontières à la plupart des étrangers et toute personne se voyant entrer sur le territoire se voit imposer une quarantaine de 14 jours.

SUR LE MÊME SUJETCORONAVIRUSToujours plus de morts, et plus de moyens pour lutter contre la pandémie dans le monde
A Hong-Kong, où la mise en place rapide de mesures strictes avait réussi à limiter son nombre de cas, une résurgence est constatée. Ainsi, depuis le mercredi 25 mars, la ville autonome a également interdit d'entrée les non-résidents arrivant du monde entier et placé tous les passagers autorisés en quarantaine. Ces derniers porteraient des bracelets de suivi et leurs mouvements seraient surveillés par une application, rapporte The New York Times.
Quant à Singapour, de nouvelles mesures ont été annoncées, vendredi 27 mars, pour essayer d'enrayer l'augmentation de cas d'infections. Pour limiter les cas «importés», le pays a notamment interdit son territoire aux non-résidents, y compris pour le transit aérien. 
Dans d'autres pays d'Asie, tels que le Japon ou la Corée du Sud, des mesures similaires ont été mises en place.

LA FRANCE CHERCHE À ÉVITER CE CAS DE FIGURE

Cette résurgence de cas pourrait toucher d'autres pays, dont la France. C'est pour cela que le gouvernement français soumettre les citoyens à des tests de sérologie, avant de sortir le pays du confinement. Ils permettraient de connaître le pourcentage de la population qui est immunisée contre le virus Sars-CoV-2, à l'origine de la maladie, en repérant les «traces» laissée par le virus après la guérison. 
«J'ai très bon espoir que dans quelques jours, peut-être semaines au plus tard, nous puissions réaliser des sérologies en population», a déclaré Olivier Véran.
Par Camille Moretti, avec AFP