Coronavirus. Le Royaume-Uni donne 200 millions de livres pour les pays en développement

Le gouvernement britannique a annoncé ce dimanche donner 200 millions de livres supplémentaires
aux pays en développement pour combattre la pandémie de coronavirus, afin « d’éviter qu’une deuxième vague mortelle ne touche le Royaume-Uni ».
Le Royaume-Uni met la main à la poche. Près de 200 millions de livres (227,6 millions d’euros) supplémentaires vont être versées aux pays en développement pour combattre la pandémie de coronavirus, a annoncé ce dimanche le gouvernement britannique.
Cette aide sera reversée à diverses organisations britanniques ou internationales, a précisé le ministère du Développement international dans son communiqué : 130 millions de livres (148 millions d’euros) iront ainsi à l'ONU, dont 65 millions à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), et 50 millions à la Croix rouge internationale.
« Le coronavirus ne connaît pas de frontières. Nous ne pourrons protéger efficacement les Britanniques que si nous aidons les pays en développement à renforcer leurs systèmes de santé », a déclaré la ministre du Développement international Anne-Marie Trevelyan.
Le pays, qui avait tardé à suivre ses voisins en termes de confinement, est désormais l’un des plus violemment touchés en Europe. Au total, 8 958 malades sont décédés à l’hôpital, dont 980 en 24 heures, selon le bilan donné vendredi par les autorités.

« Cette nouvelle aide contribuera à empêcher le virus d’infecter des millions de personnes dans les pays les plus pauvres », a ajouté Mme Trevelyan, qui espère ainsi « mettre fin plus tôt à cette pandémie et éviter que de nouvelles vagues d’infection n’arrivent au Royaume-Uni ».
Cela porte à 744 millions de livres (847 millions d’euros) la contribution britannique à la lutte globale contre le coronavirus, le pays ayant déjà apporté entre autres 250 millions de livres (285 millions d’euros) au Cepi, l’organisme chargé de développer un vaccin contre Covid-19.
Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, s’est réjoui de cette nouvelle "généreuse contribution «, saluant une prise de position » forte « qui montre » qu « une menace globale exige une réponse mondiale ». « Nous sommes tous dans le même bateau, ce qui signifie que protéger la santé mondiale contribuera à protéger la santé des Britanniques », a-t-il déclaré.
A l’inverse, le président Donald Trump a menacé de réduire les financements américains à l’OMS, qu’il accuse de partialité envers la Chine, durant les premières phases de la pandémie. Il fera une annonce la semaine prochaine sur ces financements américain, parmi les plus importants que reçoit l’organisme.