Coronavirus. Les Australiens et Néo-Zélandais bloqués sur le paquebot au large de l’Uruguay évacués jeudi

Le nombre de cas répertoriés à bord est passé mardi de 81 à 128, selon la compagnie. 
Les passagers australiens et néo-zélandais d’un paquebot ancré au large de Montevideo après
l’apparition de cas de coronavirus, vont être rapatriés jeudi par avion. Le nombre de cas répertoriés à bord est passé mardi de 81 à 128, selon la compagnie.
Les passagers australiens et néo-zélandais d’un paquebot ancré depuis plusieurs jours au large de Montevideo après l’apparition de cas de coronavirus, vont être rapatriés jeudi par avion, a annoncé mardi le gouvernement uruguayen.
« Le gouvernement a autorisé l’atterrissage et le décollage d’un vol charter le 9 avril. Il s’agit d’un avion médicalisé affrété par le croisiériste Aurora (Expéditions) pour rapatrier les passagers australiens et néo-zélandais du paquebot Greg Mortimer », a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Rapatriés cette semaine

Une opération d’évacuation rendue possible « après d’intenses discussions et une coopération très étroite avec le gouvernement australien », a précisé sur son compte Twitter le chef de la diplomatie du pays sud-américain, Ernesto Talvi.
Un peu plus tôt, le croisiériste australien Aurora Expéditions, propriétaire du navire, avait indiqué que les passagers australiens seraient rapatriés cette semaine par avion.
Le Greg Mortimer, battant pavillon des îles Bahamas et transportant quelque 200 passagers et membres d’équipage, est bloqué au large de la capitale uruguayenne depuis plus d’une semaine.

128 cas à bord

Le nombre de cas répertoriés à bord est passé mardi de 81 à 128, selon la compagnie.
Le sort des passagers européens -- dont cinq Britanniques -- et américains n’a en revanche pas été précisé.
Ils « doivent attendre que leur test (au coronavirus) soit négatif » pour que soit organisée leur évacuation qui pourrait se faire par un vol à destination de Sao Paulo, au Brésil, pour ensuite rejoindre leurs pays respectifs, a indiqué Aurora Expéditions.
« L’avion qui ira en Australie aura les équipements médicaux nécessaires à ce type de situation et sera géré conformément aux protocoles actuels du Covid-19 pour assurer la sécurité de toutes les personnes à bord », a-t-elle précisé.

Quarantaine de 14 jours à Melbourne

L’appareil, qui transportera des personnes contaminées comme des passagers sains, se posera à Melbourne, où tous observeront une quarantaine de 14 jours.
Six passagers qui avaient été conduits à terre et dont le pronostic vital était engagé sont désormais dans un état qualifié de stable en Uruguay, selon la société.
« Les six malades sont dans un état stable. Par chance, leur état évolue bien », a confirmé à l’AFP le ministre uruguayen de la Santé, Daniel Salinas. Selon le ministre, deux d’entre eux étaient toujours en soins intensifs « l’un avec une assistance en oxygène » et « l’autre prêt à être extubé ».
Dimanche, une vingtaine de médecins et techniciens de laboratoire uruguayens avaient été dépêchés à bord du navire pour effectuer les tests et porter assistance aux malades.

Confinés depuis 15 ou 16 jours environ

Selon le Dr Sebastian Yancev, un des médecins envoyés à bord, la première contamination a pu avoir lieu à Ushuaïa, port touristique de l’extrême Sud de l’Argentine, d’où le navire a appareillé le 15 mars, pour une croisière dans l’Antarctique et sur l’île britannique de Géorgie du Sud.
« Nous sommes confinés dans nos cabines depuis 15 ou 16 jours environ », a témoigné par téléphone auprès de l’AFP Charley Nadin, 67 ans, un touriste originaire de Burnbury, dans l’ouest de l’Australie, resté à bord du navire.
Selon lui, le bateau a dû annuler son étape sur l’île de Géorgie du Sud après l’apparition de fièvre chez certains passagers. Refoulé par les îles Malouines, le paquebot s’est ensuite dirigé vers Montevideo, à plusieurs milliers de km plus au nord.
Alors que les deux médecins à bord sont tombés malades, « les autorités sanitaires à Montevideo ont été incroyablement bonnes à notre égard et nous ne pouvons que les féliciter pour avoir été capables de venir (à bord), pour leur humanité et l’attention extraordinaire qu’elles ont portée à chacun d’entre nous », a-t-il ajouté.