L'épidémie à New York en phase "descendante", le gouverneur appelle à la prudence

Le gouverneur de New York a annoncé dimanche que l’épidémie de Covid-19 avait amorcé une
"phase descendante" dans l’Etat. "La poursuite de cette baisse dépendra de ce que nous ferons", a-t-il souligné.
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Les mesures de confinement paient à New York. Pour la première fois, l'épidémie de coronavirus dans cet Etat - épicentre de l'épidémie aux Etats-Unis - a amorcé une courbe "descendante", a indiqué dimanche 19 avril le gouverneur Andrew Cuomo, lors de son point de presse quotidien sur l'épidémie.
"La poursuite de cette baisse dépendra de ce que nous ferons", a souligné le gouverneur qui a prolongé récemment les mesures de confinement jusqu'au 15 mai.
"Nous devons rester malins et coordonnés", "ne pas compromettre" les progrès réalisés, a-t-il martelé, alors que les manifestations se sont multipliées à travers les Etats-Unis pour demander la fin des mesures de confinement et la relance des activités économiques.
Cet Etat de quelque 20 millions d'habitants a déjà enregistré quelque 236 000 cas confirmés du virus, soit près du tiers de tous les cas américains, et plus de 13 000 morts, selon les derniers chiffres disponibles.
Tests massifs de sérologie
Au cours des dernières 24 heures, l'Etat a encore déploré 507 morts. Ce chiffre est néanmoins le plus bas depuis le 2 avril. Le 9 avril, un record de décès journaliers avait été atteint avec 799 morts.
Le gouverneur a aussi annoncé des tests massifs de sérologie dans tout l'Etat la semaine prochaine, pour déterminer "exactement combien de personnes ont été infectées par le virus".
Cette mesure devrait aider à déterminer la stratégie de déconfinement à adopter, stratégie que le gouverneur a souligné coordonner avec cinq autres Etats du nord-est des Etats-Unis : New Jersey, Massachusetts, Pennsylvanie, Delaware, Rhode Island.
Dans un message qui semblait viser implicitement le président Donald Trump, accusé d'attiser l'opposition aux mesures de confinement et de pousser à une relance rapide de l'économie, il a souligné qu'il était important que les dirigeants "envoient le bon message".
"Ce n'est pas le moment d'envoyer des messages différents", a-t-il indiqué. "Si les gens n'ont pas confiance dans leur gouvernement, s'ils pensent que c'est le chaos, ou la confusion dans nos politiques, ce serait un message terrible à envoyer".
France 24 Avec AFP